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 Toujours plus de monde au stade ?

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Ben
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MessageSujet: Toujours plus de monde au stade ?   Mer 14 Fév - 19:34

Les supporters du Standard sont-ils importants pour la direction ? Certes oui, mais à leur ‘juste’ mesure. «Les supporters sont l'âme d'un club, on ne peut pas s'en passer. Toutefois, leur contribution financière n'est pas prépondérante. Elle représente 85 millions » de FB, affirmait Luciano D’Onofrio au journal Le Soir, le 23 mai 2000, après la défaite en finale de la Coupe de Belgique face à Genk. « A peine 15% de notre budget », ajoutait-il dans le Foot Mag’ du lendemain.
« Je ne téléphone plus à D’Onofrio depuis longtemps car, chaque fois, il me parle d’argent et j’ai l’impression de discuter avec un boulier-compteur », avait réagi à l’époque Jacques Daubenton, président de l’ancienne Fédération des supporters.

Pas prépondérante, donc, mais une source de revenus malgré tout. Ramener du monde au stade a toujours été l’un des objectifs de cette direction. Dès septembre 1998, le Standard attaque devant les tribunaux une disposition du ministre Louis Tobback instaurant l'interdiction de vente de billets les jours de matches accueillant plus de 10.000 spectateurs. Une circulaire ministérielle qui sera finalement emportée avec le ministre, qui démissionne suite à la mort d’une jeune Nigérianne lors de son expulsion du pays.

La Ligue Pro, de son côté, a déjà imposé en 1997 la fameuse fan card destinée à lutter contre le hooliganisme. C’est l’une des raisons qui provoquent, en janvier 1999, le départ retentissant du Standard de la Ligue professionnelle. Et même s’il finira par rentrer dans le rang, le club s’opposera toujours à ce système de contrôle des supporters.
Alphonse Costantin, dans son style direct et si particulier, n’hésitera jamais à la dénoncer publiquement. Ainsi, le 27 novembre 2001, il s’en prend directement au ministre de l’Intérieur, Antoine Duquesne, qu’il qualifie ‘d’incompétent qui tue le football’ : «Nous avons vendu 16.000 fan cards mais le nombre de tickets vendus par match diminue. Au niveau financier, c'est une catastrophe pour nous. Nous avons une réduction de notre chiffre d'affaire de 15 à 20 pc et la Fan Card ne compense que 3 pc de cette perte. Ca ne peut plus continuer. »

Il poursuit, dans Le Soir du 23 février 2002 : « Cette Fan Card, et tous les clubs sont d'accord pour le dire, est une aberration. Elle n'élimine pas le hooliganisme et s'avère un bide commercial retentissant. Depuis son entrée en vigueur, les pertes d'exploitation sont considérables, plus encore dans les clubs qui, comme le Standard, ne comptent que 8. 000 abonnés. On ne se laissera pas marcher sur les pieds éternellement. Si le ministre n'a pas l'intelligence de revoir sa position, j'inviterai, en début de saison prochaine, les supporters du Standard à rentrer à Sclessin sans Fan Card. Et en cas d'amende, le club ira plaider à Strasbourg. » Une menace qui ne sera jamais mise à exécution. Parce que Costantin a quitté le club fin 2002 ?

Michel Preud’homme la dénonce encore dans le Foot Magazine du 4 février 2004 : « (…) ce système est un problème pour les clubs qui n’ont pas une grosse clientèle d’abonnés. Au Standard, on a 10 000 abonnés environ, c’est peu pour l’instant, et c’est râlant de constater qu’on est limité dans la vente le jour de match. Car sans fan card les gens ne peuvent se décider à venir 2 ou 3 heures avant un match. Et cette masse flottante se dirige vers d’autres loisirs. »

La fan card restera d’application jusqu’au 17 juin 2005, date à laquelle le ministre Patrick Dewael annonce sa supression. A ce moment-là, 36 033 supporters du Standard en avaient fait l’acquisition depuis le 1er juin 1997. A titre de comparaison, le FC Brugeois en comptait 61 644, Anderlecht 42 243 et le Racing de Genk 27 669.
Patrick Dewael se félicitera, en janvier 2006, de cette mesure, estimant que “la suppression de la fan card n'a pas conduit à des problèmes ou à la nécessité de mobiliser davantage de policiers comme certains le craignaient, mais elle explique entre autres une augmentation de l'ordre de 10 pc des assistances. »


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MessageSujet: Re: Toujours plus de monde au stade ?   Mer 14 Fév - 19:39

Et il est vrai qu’au Standard, en tout cas, les assistances et le nombre d’abonnés augmentent régulièrement depuis 6 saisons, comme le montrent les graphiques ci-dessous. Une augmentation qui répond, en partie seulement, aux souhaits exprimés par la direction (qui a repris la billetterie en mains propres le 10 mars 2003, alors qu’elle était auparavant sous-traitée) : « Il faudrait compter davantage d’abonnés. Car à cet égard, nous accusons un regard important, sur Genk, Anderlecht et Bruges », affirmait Pierre François, dans le magazine du club en en mars 2004.
Confirmation par Robert-Louis Dreyfus dans le même média deux mois plus tard : « Le nombre de nos abonnés doit augmenter. Un club comme le Standard doit jouer à domicile devant 20 000 spectateurs



Mais pour cela, il faut que les résultats suivent : “La ferveur populaire est totale au Standard lorsque l”équipe aligne une série de bons résultats. Elle est moins perceptible en période de basse conjoncture. Les supporters réagissent aux résultats. Liège est situé dans une région qui ne jouit pas d’une situation économique florissante. Pour beaucoup de gens, même si l’abonnement se révèle financièrement avantageux, c’est parfois difficile de sortir une telle somme d’emblée. Je connais des supporters qui ont assisté aux 17 matches de championnat, mais n’ont pas acheté d’abonnement”, selon le directeur général dans le Foot Magazine du 2 juin 2004.

La corrélation entre les résultats et les assistances est, bien sûr, une évidence. En octobre 2005, alors que le Standard fait la course en tête, c’est un Pierre François heureux qui s’exprime dans Le Soir : “mon premier but est de conserver cette ambiance optimale générée par notre situation sportive à tous les niveaux du club. Grâce à notre moyenne de 22. 000 spectateurs, on s'approche de plus en plus des recettes d'entrées que nous avions eues en Coupe de l'UEFA l'an dernier. (…) C'est aussi le fruit du travail des clubs de supporters parce que, en début de saison, on annonçait une certaine morosité car nous n'étions pas européens ou que certains disaient que nous n'avions pas le coach qu'il fallait.

Lorsque vous observez le graphique des assistances moyennes, ci-dessous, vous remarquez un pic lors de la saison 99-2000. C’est la saison des 10 victoires consécutives sous l’ère Thissen-Depireux avec, par exemple, 25 000 spectateurs pour un Standard-Geel en février 2000.
A contrario, le match européen (télévisé) entre un Standard en pleine crise de confiance et le club espagnol du Celta Vigo, le 14 septembre 2006, n’a attiré que 10 000 supporters à Sclessin…




Outre le travail de la ‘Famille des Rouches’ et des divers groupes d’animation pour faire (re)vivre l’enfer de Sclessin, signalons l’ouverture, le 9 avril 2004, d’une partie de la T4 aux supporters du Standard. “Jusqu’à récemment, le Standard possédait un très beau stade dont l’une des tribunes restait lamentablement vide. (…)”, raconte Pierre François au Foot Magazine du 2 juin 2004. “Grâce à tous nos efforts, nous sommes parvenus à convaincre le bourgmestre Willy Demeyer et nous avons effectué les frais d’infrastructure nécessaires pour rassurer les forces de l’ordre. Le feu vert nous a été donné pour Standard-Anderlecht. Pour ce seul match, la recette fut supérieure aux frais d’infrastructure.”
D'après la Gazet van Antwerpen du 23 février 2007, le Standard a réussi à attirer 100,44% de visiteurs supplémentaires au cours de ces dix dernières années. Des chiffres qui réjouissent Pierre François : "Si les résultats continuent à dépasser ainsi toutes les attentes, nous devrions peut-être envisager de construire un deuxième stade... Nous espérons que ce chiffre continuera à croître dans les années à venir."

Au revoir Sclessin ?

Dans cette interview accordée au quotidien anversois, Pierre François évoque deux idées qui ont rapidement évolué. La première concerne la croissance du nombre de spectateurs. Le 12 septembre 2007, le Standard annonce avoir atteint la barre des 20 000 abonnés, sommet historique. La vente des abonnements est donc clôturée, “pour permettre une rotation de nos supporters et ainsi faire en sorte que le plus grand nombre puissent goûter au spectacle de Sclessin”, selon le communiqué officiel de la direction. Lors de l’arrivée de la direction actuelle, il y a dix ans, le club n’en comptait que 3825.
La deuxième idée n’est rien de moins que la construction d’un nouveau stade…
L’idée est lancée par Luciano D’Onofrio lui-même dans une interview à Foot Magazine le 16 mai 2007 : "On a l'Académie Robert Louis-Dreyfus, bientôt on aura un stade de plus de 40000 places. J'ai déjà deux sites parfaitement en tête à propos desquels je discute actuellement avec les autorités compétentes. Ce sera le bout du chemin, après avoir remis le navira à flots. Je veux un stade qui ressemble à celui du Bayern Munich. Il faut un véritable héritage au Standard de Liège. Il est temps de continuer l'aventure."

Effet d’annonce dans l’euphorie d’une qualification européenne et d’une finale de Coupe de Belgique à venir ? Que nenni. Les dirigeants vont remettre ce projet sur le tapis.

Luciano D’Onofrio, encore, à la Gazette des Sports le 26 mai : “Le projet d'un stade 40.000 places pour 2012 ou 2014 est à l'étude. Je ne demande pas mieux qu'il se réalise à Sclessin, si possible. Pour l'instant, nous avons en tout cas également deux autres sites envisagés. Vous savez, le stade actuel ne sera déjà plus en conformité pour la Ligue des Champions dans quelques années. Il faut donc vivre avec la réalité du foot et surtout de son évolution. Ce serait quand même intéressant de faire grandir encore ce club avec un complexe qui comprendrait aussi un centre commercial et un hôtel.”
Puis, c’est la carotte qu’on retend à la presse lors de la présentation officielle de l’équipe 2007-2008, le 13 juillet 2007. Pierre François se donne 5 ans : “Techniquement, il est impossible de faire un stade de 40.000 places à Sclessin. On ne sait pas aller plus haut dans les tribunes. Ni les reculer : on est bloqué par les voiries et la Meuse. Il ne faut pas perdre de vue qu'un tel projet doit être cumulé à un projet économique : il faudra un hôtel, des commerces, etc. Sans oublier que qui dit plus grande capacité dit davantage de parkings. Nous nous donnons cinq ans car, d'ici là, Sclessin ne sera plus conforme aux normes Uefa. Je sais que, pour tout le monde, ce ne sera pas évident de quitter Sclessin. Mais c'est cela ou être obligé d'aller jouer nos matches européens dans un autre stade ! Alors, que préfèrent les supporters ? Nous sommes obligés de nous adapter, et cela implique un déménagement."
Pour aller où ? Plusieurs sites sont évoqués à Ans, Herstal, Seraing ou Awans. Mais le bourgmestre de Liège souhaite que le club reste sur le territoire de la Cité Ardente. Le journal flamand De Morgen annonce, le 26 décembre 2007, que le Standard aurait opté pour le site de Glain, situé entre Ans et Burenville et proche du réseau autoroutier. Les fonds d'investissements proviendrait entièrement du secteur privé.
Et que deviendra Sclessin ? "Le site est bien mis, non loin de Bierset. Il sera facilement exploité", répond Pierre François, le 24 juillet 2007, à la Dernière Heure.
"Depuis la reprise en 1998, la direction actuelle a assuré la bonne santé financière du club, a modernisé Sclessin et a mis sur pied l'Académie Robert Louis Dreyfus", souligne Luciano D'Onofrio dans les colonnes du Het Laatste Nieuws du 26 décembre 2007. "La construction d'un nouveau stade est notre dernier grand projet. Lorsque nous nous retirerons, nous laisserons ainsi un bel héritage".


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MessageSujet: Re: Toujours plus de monde au stade ?   Mer 14 Fév - 19:46

Et le hooliganisme ?

Parler de fan card, d’assistance dans les stades, c’est aussi évoquer la sécurité dans et aux alentours de ceux-ci. Les dirigeants, Alphonse Costantin en tête, ont longtemps mené le combat contre les fauteurs de troubles, estimant qu’ils sont civilement responsables de leurs actes. Le 6 décembre 2000, au lendemain d’incidents à Gand dont la facture est estimée à 1,7 millions de FB, le Standard lance le pavé dans la mare. Le club communique avoir informé La Gantoise du fait qu’il refuse d'assumer une quelconque responsabilité concernant les dégâts commis par 'des délinquants se revendiquant de ses couleurs'. En agissant de la sorte, le Standard veut marquer qu'il dénie à ces personnes la qualité de supporter et qu'il les considère comme des délinquants de droit commun, passibles de poursuites pénales et civiles. Les débats seront longs et houleux dans ce domaine.

Malheureusement, le bon exemple ne vient pas toujours d’en haut. Après un envahissement de terrain au stade du Canonnier, en mai 2001, et des dégâts estimés à 50 000 € à des panneaux publicitaires, Jean-Pierre Detremmerie, président des Hurlus, déclarera que la seule personne qu’on peut identifier sur le terrain sur base des images est… Alphonse Costantin. En mars 2004, c’est Luciano D’Onofrio en personne qui ‘se distinguera’ à La Gantoise (voyez à ce propos la partie arbitrage du présent dossier). Dès le lendemain, le Standard avait indemnisé Gand pour la démolition en règle d’une partie des sièges de la tribune des fans rouches…

Cela dit, dans tout le football belge, le nombre de faits de hooliganisme dans et autour des stades est en diminution depuis plusieurs années et la nature des incidents baisse également d'intensité.
Des résultats attribués en bonne partie à la ‘loi football’ du 21 décembre 1998, modifiée et rendue plus sévère encore le 10 mars 2003. Elle a la particularité de s’appliquer dans un périmètre de 5 kilomètres autour des stades de première et deuxième divisions. Elle prévoit des sanctions administratives (amendes et interdictions de stade) pour les fauteurs de troubles et interdit l'introduction d'objets pyrotechniques dans le stade par des spectateurs. Des mesures qui ont rapidement porté leurs fruits.

Le nombre d’interdictions de stade passa de 295 en 2003 à 845 en 2004. La saison 2004-2005 fut, selon la cellule football du Ministre de l’Intérieur, la plus calme depuis l'introduction de la mesure du nombre d'incidents en 1991-1992.
Le nombre de matches à incidents avec des supporters en D1 était de 129. Les stades où les incidents furent les plus nombreux sont ceux de La Louvière (12 matches), Genk (12) et Beveren (12 également). Suivirent Mons (11), le Club de Bruges (10), le Lierse (10) et le Standard (10).

Le coût du déploiement policier dans le cadre du maintien de l'ordre lors de rencontres de football de 1ère division a, lui, diminué de 25% entre les saisons 2003-2004 et 2005-2006, passant de 4,8 millions € à 3,375 millions €. Se réjouissant de l’ouverture d’une partie de la T4 aux fans des Rouches lors d’un match à risques face à Anderlecht, Pierre François affirmait dans le Foot Magazine du 2 juin 2004 : « C’est un très beau succès qui récompense les efforts fournis en matière de fan coaching. Le dialogue instauré avec les supporters a porté ses fruits (…) nos supporters ont appris à se tenir. » Il ajoute un mois plus tard dans le magazine du club : « Je me félicite d’ailleurs quand j’entends Willy Demeyer, le bourgmestre de Liège, me dire combien il est satisfait du comportement de notre public. »

Mais il est assez difficile d’obtenir des chiffres plus précis sur le nombre total d’incidents par club pour établir des comparaisons sur plusieurs années. Pourquoi ? La réponse fut donnée en décembre 2005 au parlement par le Ministre de l’Intérieur, Patrick Dewael : «Le traitement des données par club s’effectue uniquement en interne au sein de mon service et ce, pour éviter la «concurrence» en matière de supporters. (…) Le nombre de sanctions par club n’a par ailleurs pas la moindre valeur ajoutée de nos jours, puisque ce nombre est trop fortement influencé par la politique de verbalisation menée par les services de police. Ainsi, il se peut qu’un service de police donné verbalise sévèrement à l’égard de ses propres supporters, même si ceux-ci n’ont commis que peu d’infractions à la loi football. Inversement, il se peut qu’un service de police verbalise peu, alors que ses propres supporters commettent de nombreuses infractions à la loi football. C’est ainsi que peut naître une image complètement faussée au sujet des chiffres par club relatifs au nombre de sanctions. »


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MessageSujet: Re: Toujours plus de monde au stade ?   Mer 14 Fév - 19:53

Situation ‘sous contrôle’ ?

A Liège, les autorités estiment la situation ‘sous contrôle’. Le fruit de la loi football, des actions de prévention menées par le fan coaching et l’asbl ‘La famille des Rouches’, d’une charte signée par les clubs de supporters, du travail des stewards, de l’amélioration des infrastructures, mais aussi du déploiement des dispositifs policiers.

Début 2006, la présence moyenne de policiers aux matches était de 125 unités au FC Bruges, 129 à Anderlecht et 158 Standard, les trois clubs où le risque reste qualifié ‘d'élevé’. Visiblement, à juste titre. Le Soir Magazine du 24 janvier 2007, nous apprend que : « Selon le dernier rapport du ministère de l’Intérieur sur les incidents survenus en 2006 dans les stades de football des divisions 1 et 2, les supporters du Royal Antwerp FC et du Standard de Liège restent les plus turbulents du Royaume, devant les fans du RSC Anderlecht et ceux de Bruges. »
1138 procès-verbaux furent dressés dans les stades de D1 et D2 et 997 supporters furent frappés d’une interdiction de stade et d’amendes.

Selon le journal Le Soir du 9 février 2006, « le Standard coûte à la Ville cinq fois plus qu'il ne lui rapporte. Selon les chiffres fournis par le cabinet du bourgmestre, la Ville encaisse 190. 000 euros de taxe sur le spectacle, mais dépense près d'un million d'euros pour le maintien de l'ordre au sens large (535. 000 euros uniquement pour la police locale, 285. 000 pour le fan-coaching, 80. 000 euros pour les services techniques comme le nettoiement ou la signalisation, 40. 000 euros en diverses tâches administratives). »
Le genre de données qui a le don d’irriter Pierre François qui déclarait déjà, dans le même journal du 29 octobre 2005, que: « J'en ai assez d'entendre que le Standard coûte cher en forces de l'ordre. Dans nos 22.000 spectateurs, tous ne sont pas des pères de famille. Il y a aussi des gens qui ont de l'énergie. Le Standard n'est pas l'opium du peuple, mais une manière de gérer les tensions et l'énergie dans le bon sens. Et c'est plus facile au Standard que dans le Carré ! Le club participe à la dynamique d'une région. Que connaît-on de Liège en France ? Sans doute plus le Standard que l’aquarium du quai Van Beneden. »
Le ministre de l’Intérieur, Patrick Dewael, a communiqué à la mi-avril 2007 les dépenses publiques liées au maintien de l’ordre lors de la saison 2005-2006. Charleroi était en tête des clubs les plus "durs", avec un budget de 448.318 euros dépensé pour le maintien de l'ordre dans et autour du stade du Pays noir. Ont suivi le Standard (445.851 euros), le Club de Bruges (381.191), Anderlecht (345.247) et le GBA (316.944).

Y a-t-il eu des incidents majeurs ces dernières années ? Nous vous renvoyons pour cela à la chronologie du présent dossier pour les faits à Gand en 2000 et 2004, à Mouscron en 2001, à Sclessin en juillet 2000 pour un match ‘amical’ face à l’Ajax et en novembre 2002 face à La Louvière. Signalons, aussi, les retours chahutés des joueurs du Lierse, en septembre 2002, et de Genk, le 29 mai 2005, après la défaite 3-0 et l’échec de la qualification pour la Coupe de l’UEFA. Ou encore le jet de mottes de terre au visage de Dominique D’Onofrio, le 5 mai 2006, au terme d’une saison qui a vu le Standard rater le titre de peu.

Mais s’il faut signaler, et regretter de tels débordements, n’oublions pas non plus de saluer les multiples actions à caractère social menées par les groupes d’animation du stade, soutenus en cela par le partenariat direction-‘Famille des Rouches’ : collectes de vivres pour les sans-abris, lutte contre le racisme, ‘tifos’ à thèmes, etc.
Le football continue de ‘vivre’ à Sclessin, avec ses bons et ses mauvais côtés…

__________

Pour accéder aux autres parties du dossier :

La page home du dossier
Introduction
Index alphabétique
La liste des mises à jour
Les acteurs
Les statistiques
Un bilan en questions
La chronologie
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