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 Quelle politique de jeunes pour le Standard ?

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MessageSujet: Quelle politique de jeunes pour le Standard ?   Mar 13 Fév - 23:33

Ces derniers mois, le Standard a mis 16 jeunes issus de son centre de formation sous contrat professionnel. Du jamais vu depuis l’arrivée de la direction Louis-Dreyfus-D’Onofrio. « Il s’agit (NDLR : pour la plupart) d’un contrat de sportif rémunéré à temps partiel de deux ans avec deux autres saisons en option. De cette façon, ils peuvent se montrer tout en allant toujours à l’école. (…) C’est une façon de prévenir. C’est aussi le début d’une nouvelle politique en profondeur dans laquelle il faut inclure les nouvelles règles du plan Preud’homme et l’académie. On se donne les atouts », selon Dominique D’Onofrio, le directeur sportif du Standard cité par Foot Magazine dans son édition du 7 février 2007.
Le 6 juin 2007, il ajoute dans le même hebdomadaire sportif : « Je ne dis pas que tout est parfait, mais on essaye de se rapprocher de ce qui se fait de mieux ailleurs, c’est-à-dire en France. On ne lutte pas à armes égales : dans l’Hexagone, les clubs sont subsidiés par les municipalités et peuvent consacrer de gros budgets à la formation des jeunes. L’un des grands problèmes en Belgique est la post-formation. Là aussi, le Standard a été un précurseur : avant les réunions qui ont abouti à la création d’un championnat Espoirs, on avait déjà créé une section -21, qui disputait des matches amicaux pour permettre aux joueurs de disposer de deux ou trois années supplémentaires afin de franchir le dernier palier. (…) Si, aujourd’hui, Marouane Fellaini et Axel Witsel ont su saisir leur chance, c’est aussi parce qu’ils étaient prêts au moment voulu. »

Mais quel chemin a-t-il fallu parcourir pour en arriver là ?

Dans sa première interview à Foot Magazine, le 21 octobre 1998, Robert Louis-Dreyfus lance déjà l’idée d’un centre de formation : « Je ne peux pas avoir un deuxième club en France, mais j’ai besoin d’un centre de formation. L’idée d’en situer un à Liège va être développée. (…) Tomislav Ivic n’est pas qu’un brillant coach. Il a aussi un fameux œil pour les jeunes. L’arrêt Bosman rend la formation indispensable. (…) On peut faire les deux à Sclessin : vivre les joies d’un grand club et avoir un beau centre de formation. »
« Nous voulons instaurer ici un véritable centre de formation, à l’image de ce qui existe chez nous et qui a relancé le football français dans son intégralité. Ici encore, cela ne se fera pas en un jour. Mais dès à présent, le concept de Sports-études est en marche à Liège »
, dit-il encore dans le Standard Magazine de janvier 1999.

Le foot études est lancé en 1998, sous l’impulsion de Daniel Boccar. Le Standard conclut un accord avec quatre écoles de la région liégeoise. Celui-ci permet aux jeunes joueurs du club, tout en suivant un cursus normal, de prendre part trois entraînements en matinée par semaine. Une formule qui leur permet de doubler leur temps de travail sportif et d’affiner leur talent.
« Evidemment, il y a du talent. On vient d’en prêter à Visé. Le Standard doit recruter dans toute la Wallonie et continuer à aider des petits clubs dans leurs efforts de formation », affirme Tomislav Ivic dans le Foot Magazine du 23 février 2000
.
Ce système de prêt sera notamment bénéfique à Onder Turaci qui transitera successivement par Visé (99-2000), puis La Louvière (2000-2002) avant de s’imposer à Sclessin et de décrocher un transfert (lucratif pour le club) à Fenerbahce, en Turquie.

Du temps d’Ivic, des joueurs tels que Blay, Afolabi et Remacle percent en équipe première. C’est d’ailleurs ce dernier qui signe l’assist pour M’bo M’Penza lors de la victoire à Anderlecht le 15 novembre 1998.

Du jeune talent, il y en a donc au Standard. Au club, on raisonne toutefois beaucoup en termes économiques. « Le Standard assume encore son rôle social via la formation des jeunes. Notre école des jeunes coûte 50 millions par an mais ne nous permet pas de lancer sans cesse l’une ou l’autre promesse. Après 10 ans, si cela ne marche pas, on égare 500 millions comme pour rien. Il faudra les trouver. Où ? », s’interroge Luciano D’Onofrio, le 24 mai 2000 dans Foot Magazine.

Car il semble que le Standard ne soit pas en mesure de s’aligner sur les contrats proposés par des clubs étrangers aux espoirs du Standard.
« Cela ne doit pas nous empêcher de favoriser la formation. Mais il faut la protéger. Trois jeunes viennent de nous quitter sans crier gare et sans qu’on puisse les retenir. Or, la formation nous coûte tout de même cinquante millions (de FB) par an. A revoir d’urgence », dit à nouveau Lucien D’Onofrio dans le Foot Magazine du 16 mai 2001. Ces trois joueurs, Maury, Jacquemin et Dassoul, ont été alléchés par les sirènes italiennes de Pérouse. Un autre espoir du club, Collinet, a signé à Roda.

Face à ce jeu de… managers, Luciano D’Onofrio estime que Daniel Boccar n’est pas assez vigilant : « Il n'attire notre attention sur un jeune que lorsque les managers sont venus rôder dans ses parages. Alors, il demande à Preud'homme ou à mon frère d'émettre leur avis sur le garçon. Mais à ce moment, il est déjà trop tard: l'espoir a signé ailleurs! » explique-t-il à la presse qu’il rencontre le 21 mars 2002.
La protection des jeunes joueurs du Standard sera l’une tâches confiées à Michel Preud'homme lorsqu’il endossera la fonction de directeur technique : « Je veux m’occuper des jeunes aussi car on nous les pique. Je veux les protéger ou j’irai piquer chez les autres aussi. (…) J’ai introduit beaucoup de jeunes dans le noyau : ils ont trouvé des espoirs de débouchés. Il faut les garder », prévient-il dans le Foot Magazine du 17 avril 2002.


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MessageSujet: Re: Quelle politique de jeunes pour le Standard ?   Mar 13 Fév - 23:39

Manque de confiance vs joueurs peu reconnaissants

Mais il est déjà trop tard pour quelques joyaux du centre de formation. Et le danger n’est pas venu de l’étranger, mais bien de Genk qui s’est servi dans le vivier liégeois, séduisant Logan Bailly, Sébastien Poccognoli ou encore Jordan Remacle. Jonathan Legear, lui, signe en 2003 à Anderlecht.

Avec, d’un côté le discours de la direction qui parle d’un manque de reconnaissance pour la formation reçue et de l’appât du gain, et de l’autre, celui des joueurs qui reprochent au Standard de ne pas faire confiance à ses espoirs.

Jonathan Legear : «Je suis arrivé au Standard à l'âge de 11 ans et j'y ai joué pendant cinq ans. Une convention me liait aux Liégeois disant que je signerais chez eux à l'âge de 16 ans. Ils en ont profité pour me faire une proposition ridicule. Franchement, je ne pouvais pas signer vu les autres offres que j'avais. Mes parents sont allés négocier et Michel Preud'homme a voulu les faire signer mon contrat, alors que je n'étais pas présent. Il ne faut tout de même pas prendre les gens pour de la m... Le Standard m'a manqué de respect, puis a dit dans les journaux que j'étais malhonnête. Pourtant, je voulais rester à Liège, près de ma famille, et je ne m'étais donc pas montré exigeant. Peut-être que maintenant ils réfléchiront davantage à leur politique de jeunes!» (La Dernière Heure, 9 novembre 2004)
Sébastien Poccognoli : «J'ai débuté le foot à cinq ans à Seraing. En préminimes, le Standard me testa lors d'un tournoi à Hasselt et j'incorporais ainsi une génération 87 assez exceptionnelle. Kevin Mirallas (Lille), Jonathan Legear (Anderlecht), Jordan Remacle (Genk) et bien d'autres sont aujourd'hui en train de faire parler d'eux. Nous avons tous senti que le club ne misait déjà pas trop sur ses jeunes. À Genk, c'est le président Vaesen en personne qui à l'époque nous a expliqué les projets d'avenir du club limbourgeois. Son discours a séduit mes parents ainsi que ceux de Jordan (Remacle).» (La Dernière Heure, 2 février 2006)
Kevin Mirallas, qui a signé à Lille : «J'accumule une expérience que je n'aurais assurément pas eu la chance de connaître en restant au Standard. Lorsque j'ai annoncé mon départ, on m'a fait passer pour un mercenaire qui ne voyait que l'argent. Si je n'avais regardé que cet aspect, je me serais alors dirigé vers Manchester, Arsenal, Vigo ou la Sociedad qui désiraient aussi s'attacher mes services. La vérité est ailleurs. Il suffit de voir le nombre de jeunes du club qui reçoivent ne serait-ce que le droit de participer aux séances collectives avec les pros.» (La Dernière Heure, 17 février 2005)

Des déclarations mal perçues au club qui avance certaines explications. Ainsi Luciano D’Onofrio à La Dernière Heure du 11 décembre 2004 : «On devrait obliger les jeunes à signer leur premier contrat de deux ans dans leur club formateur. Pour Legear, nous en avons parlé avec Roger Vanden Stock. Si ça se passe bien, on en reparlera entre nous. Quant à Mirallas, il pouvait signer son premier contrat pro en France à l'âge de 15 ans. En Belgique, il faut avoir 16 ans. Nous ne pouvons rien faire contre les lois.»

Les déclarations à répétition de Jonathan Legear poussent même la direction à se fendre d’un communiqué officiel, le 11 février 2005, sous un titre courroucé ‘Jonathan Legear : où s’arrêtera-t-il ?’ : « Le reportage consacré à Jonathan Legear par le Foot Magazine de ce 9 février 2005 retranscrit des propos qui ne peuvent à nouveau nous laisser sans réaction. Le joueur aurait tout juste demandé une intervention financière du Standard pour permettre à ses parents de le conduire journellement aux séances de préparation du club. Jonathan Legear déclare « A trois reprises, Michel Preud’homme nous a claqué la porte au nez sous prétexte que nous étions trop gourmands. Dans ces conditions, il était absolument exclu que je reste au Standard ».
Tout cela est évidemment inexact. Michel Preud’homme n’a jamais claqué la porte au nez d’un seul de nos joueurs, a fortiori au nez d’un jeune joueur auquel il propose la signature d’un contrat. En outre, Jonathan Legear et sa mère avaient marqué leur accord sur les termes d’un contrat de joueur à temps partiel valable dès le 16e anniversaire du joueur et compte tenu de cet accord, une avance sur prime de signature lui avait été allouée et payée.
L’accord qui avait été négocié a été dénoncé par le joueur le jour de son 16e anniversaire et il a préféré renier l’engagement pris avec sa mère et restituer l’avance sur salaire que le club lui avait déjà payée.
Nous n’entendons pas polémiquer davantage avec ce joueur. Le minimum serait cependant qu’il ne raconte pas n’importe quoi à la presse et surtout en des termes dénigrants à l’égard de notre club. C’est le minimum compte tenu de la formation qu’il a reçue à Sclessin. »


On parle contrats et argent, donc, à Sclessin. Pourtant, dans le Foot Magazine du 31 octobre 2007, un ex-entraîneur de Legear en équipes de jeunes du Standard, Christophe Lonnoy, donne une autre version : « Une belle petit équipe était en train de se mettre en place. De cette génération de joueurs nés en 1987, huit on déjà signé un contrat pro. (…) Le fil conducteur de cette génération était l’enthousiasme, l’envie de s’entraîner par tous les temps. Ce n’était peut-être pas la plus douée, mais elle était très réceptive. (…) Beaucoup de joueurs de cette génération étaient déjà courtisés par de grands clubs étrangers à l’époque, mais au Standard, tout le monde n’était pas convaincu de leurs qualités. On les considérait presque comme des mercenaires, uniquement intéressés par l’argent. Or, leur envie de partir n’était pas du tout motivée par l’aspect financier. »


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MessageSujet: Re: Quelle politique de jeunes pour le Standard ?   Mar 13 Fév - 23:42

Walasiak : l’exemple ?

Jonathan Walasiak, lui, fut longtemps le contre-exemple des Legear, Poccognoli, Mirallas… Lancé en équipe première sous le bref passage de Robert Waseige au début de la saison 2002-2003, il s’imposa comme titulaire la saison suivante au milieu droit. Il y signa pas moins de dix buts et dix assists. Ses prestations lui valurent même d’être sélectionné en équipe nationale. « Jonathan illustre notre club, car c’est quelqu’un que nous pouvons amener très haut. Et qui gravira les échelons en notre compagnie. Ceux qui ont actuellement 15, 16 ans doivent prendre exemple sur Wally. Il vaut mieux avancer sûrement que de succomber au charme du premier chèque», déclare Michel Preud’homme au Standard Magazine de mars 2004.
Pierre François ajoute : «Je voudrais notamment que la plupart des parents de nos jeunes conversent en compagnie de Monsieur Walasiak père. Ils comprendraient comment gérer harmonieusement la trajectoire de leur enfant. »
Robert-Louis Dreyfus en personne met aussi en avant, dans le Standard Magazine de mai 2004, la progression de Wally : «A moyen terme, j’aimerais bien que 25 à 30% de notre équipe soit issue de notre centre de formation. Nous devons former beaucoup d’autres Walasiak et leur permettre d’éclore en équipe première ».

La saison de la confirmation est, dit-on, la plus difficile pour un jeune joueur. Walasiak l’apprend à ses dépens en 2004-2005. D’autant qu’il doit subir la concurrence de… Sergio Conceiçao. Depuis lors, il a sombré. Au Standard, puis à Metz où il fut prêté. Reviendra-t-il un jour à son niveau de 2003-2004 ?

Bien sûr, il s’en trouvera peu pour remettre en cause l’apport d’un joueur du niveau de Conceiçao au Standard. Mais finalement, l’effacement de Walasiak au bénéfice du Portugais ne donne-t-il pas raison à Legear, lorsqu’il affirmait, dans la Dernière Heure du 9 novembre 2004, qu’ : « En quittant le Standard, j'ai clairement accéléré mon plan de carrière! Aujourd'hui encore, il préfère acheter Rapaic plutôt que de lancer un jeune.»
Que chacun se forge son opinion à ce propos. En ayant notamment à l’esprit que le temps de jeu de Legear au Sporting d’Anderlecht est finalement assez limité, même s’il y a fait quelques apparitions en Ligue des Champions…
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MessageSujet: Re: Quelle politique de jeunes pour le Standard ?   Mar 13 Fév - 23:50

Avec Dessy…

Le 1er septembre 2004, Christophe Dessy devient directeur responsable du centre de formation du club. Daniel Boccar l’assistera.
Dessy a été entraîneur de l’équipe nationale belge des moins de 14 ans, moins 15 ans et moins 16 ans. Il fut également entraîneur-adjoint de l’AS Nancy-Lorraine et responsable de la formation des jeunes de ce club. Porteur du diplôme de la Licence Pro reconnue par l’UEFA délivré par l’école des entraîneurs de l’URBSFA, il a reçu des mains d’Aimé Jacquet, coach des Bleus de 1998, un certificat de formateur de la Fédération française de football. De belles références, donc.

Dans son communiqué officiel relatif à cette arrivée, la direction indique que : «Un des projets essentiels du Standard de Liège pour les années à venir est le développement de son Centre de Formation. Dans le contexte actuel du football belge, il s’agit de la seule possibilité qui s’offre à notre club pour composer d’année en année un noyau professionnel de qualité apte à répondre aux objectifs sportifs que nous nous sommes fixés sans que, saison après saison, nous soyons dans l’obligation de recruter sans cesse un nombre croissant de joueurs à l’étranger. »
«Dans un futur assez proche, les effectifs professionnels seront composés de joueurs de plus en plus jeunes »
, estime Dessy dans la DH du 3 mars 2005. « Nous souhaitons mettre les jeunes dans les meilleures conditions et leur offrir une éducation de qualité. (…) Samedi dernier, les jeunes ont affronté l'équipe professionnelle. Je n'ai pas la prétention de tout révolutionner mais il y a déjà un changement de mentalité.»

Sur le site officiel du club, Christophe Dessy explique deux semaines plus tard le fonctionnement du ‘Foot-Etudes’ : « Les Instituts Sainte-Véronique, Marie-José, Saint Laurent, Saint-Jacques, l’I.P.E.S. de Seraing, l’Athénée Saucy, l’internat de Cointe sont vraiment des partenaires, qui permettent d’avoir des facilités au niveau des horaires. Les garçons s’entraînent 2 fois par jour (le matin et l’après midi) et entre-temps ils retournent à l’école et sont entièrement pris en charge par le club. Pour les déplacements en car : on vient les chercher, on les dépose au stade, ensuite le car les ramène aux établissements scolaires. C’est une organisation assez importante, qui coûte beaucoup d’argent. (…) Le programme pédagogique est adapté à l’âge de l’enfant qui, à partir de 8 ans suit 2 entraînements par semaine, et cela augmente jusqu’à 7 entraînements par semaine, plus le match, pour les jeunes de 16 à 19 ans.»

Dessy va effectuer du bon travail durant deux ans à Sclessin. La plupart des jeunes mis sous contrat professionnel ces derniers mois, dont Marouane Fellaini (devenu international A), ont effectué une partie leur écolage sous sa direction.

Malgré ce bilan, Christophe Dessy a cédé la place à Tomislav Ivic, qui va prendre en charge la future Académie Robert-Louis Dreyfus. Pour les péripéties liées à ce départ, nous vous renvoyons à la biographie de Tomislav Ivic.


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MessageSujet: Re: Quelle politique de jeunes pour le Standard ?   Mar 13 Fév - 23:54

UEFA et plan Preud’homme

Comme mentionné ci-dessus, le Standard a perdu quelques-uns des plus beaux joyaux de son école.
«La formation des jeunes, c’est une priorité pour subsister. Maintenant, il faudra également trouver les moyens de les protéger et j’y travaille, croyez-moi », assure Michel Preud’homme au magazine officiel du club en janvier 2005.

En mai 2005, l’UEFA adopte une série de mesures destinées «à encourager la formation locale des joueurs».
Les clubs appelés à se produire en compétitions européennes doivent inscrire, dès la saison 2006-2007, quatre joueurs ‘formés localement’. La saison suivante, les noyaux devront compter un minimum de six éléments ‘formés localement’. Il en faudra ensuite au moins 8 en 2008-09.
Les distinctions établies par l’UEFA quant au concept de ‘joueurs formés localement’ sont assez fines. Retenons qu’il s’agit de joueurs qui doivent avoir été affiliés au club ou à l’association nationale (chez nous, l’Union belge) pendant trois saisons entre l'âge de 15 ans et celui de 21 ans.
Une décision qui ne réjouit pas particulièrement Michel Preud’homme qui explique à La Dernière Heure du 12 mai 2005 : «À partir du moment où certains pays européens ont la faculté de proposer un contrat professionnel à des jeunes de 15 ans, il ne faut pas s'étonner d'en voir partir à l'étranger puisque les lois belges interdisent de mettre un jeune sous contrat avant 16 ans. Si les clubs français viennent chercher des jeunes joueurs belges de 15 ans et les alignent dans leurs équipes d'âge jusqu'à 18 ans, ils seront considérés comme joueurs formés en France.»
En résumé, ce règlement de l’UEFA ne protège pas les clubs belges d’un départ identique à celui de Kevin Mirallas pour Lille.
«Il aurait été préférable de prendre comme critère de formation la période de 12 à 15 ans pour être considérés comme jeunes joueurs formés par le club. En Belgique, nous estimons qu'un jeune joueur ne doit pas être retiré trop tôt de son cocon familial afin qu'il puisse s'épanouir valablement. Il serait peut-être plus judicieux d'interdire tout transfert de jeunes joueurs à l'étranger avant l'âge de 16 ans. Bien souvent, certains jeunes joueurs démissionnent à 15 ans pour bénéficier de leur liberté afin de se lier à des formations étrangères. Il faut donc analyser en profondeur le projet. Le principe est bon puisque cette loi vise à augmenter le nombre de joueurs de la nationalité de leur club. Mais il faut que cette loi puisse répondre à l'intérêt général. Si chacun, à son niveau, essaye de tirer son propre intérêt, cela ne sert à rien...», ajoute le directeur général du Standard.

Au niveau belge, Michel Preud’homme a pris la présidence de la commission "formation et protection des jeunes" et il développe, avec Herman Wijnants de Westerlo, un plan appelé le ‘plan Preud’homme’. Il prône la communautarisation des divisions inférieures afin de bénéficier des subsides des différentes Communautés pour améliorer la formation des jeunes footballeurs.
Un système de prime est prévu pour les clubs formateurs. Ceux-ci reçoivent également 5% du montant du transfert d’un joueur qu’ils ont formé lorsque celui-ci change de club.
Ce plan a été approuvé en décembre 2006 par les clubs de D1 et de D2. Il entrera en vigueur lors de la saison saison 2007-2008. Les clubs de première et deuxième divisions devront mettre quatre jeunes joueurs sur la feuille de match. La saison suivante cinq et un an après, ce quota sera porté à six. (A lire aussi dans la biographie de Michel Preud’homme).


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MessageSujet: Re: Quelle politique de jeunes pour le Standard ?   Mar 13 Fév - 23:59

L’Académie Robert Louis-Dreyfus

Protéger les jeunes pousses des velléités étrangères est une chose. Leur permettre de s’épanouir dans un cadre de formation optimal en est une autre. Vous l’avez lu ci-dessus, l’idée d’ériger un centre de formation a germé, très tôt, dans l’esprit de Robert Louis-Dreyfus, dès son arrivée au Standard en fait.

Le lancement officiel du projet ne sera toutefois donné que le 12 septembre 2002, lors d’une conférence de presse. Le Standard annonce à cette occasion la construction prochaine, sur le plateau des communes d'Ans et d'Awans, d’une ‘Académie Robert Louis Dreyfus’.
"Il faudra d'abord 5 à 6 mois pour réaliser les plans puis nous pourrons débuter les travaux. Mais je peux vous affirmer qu'il n'y aura pas, en Europe, un club qui aura une telle infrastructure", déclare alors Reto Stiffler. Reste la question du financement. On évoque un investissement de 7,4 millions d’euros, entièrement pris en charge par la Standard.
« Je n’ai jamais eu besoin d’un franc de subside de ma vie », affirme Luciano D’Onofrio à cette conférence de presse (cité par le Foot Magazine du 18 septembre 2002) …

Pourtant, la Région wallonne va donner un coup de pouce au club. Le 20 mai 2004, elle lui accorde un subside de 5 millions d'euros pour la construction de l’académie. A l’époque, l’investissement du club était évalué à 3,7 millions d’euros, mais il a grimpé jusqu’à 7,5 millions d’euros. Elle sera érigée au Bois St-Jean sur le domaine du Sart-Tilmant, sur base d’un bail emphytéotique de 50 ans (contrat par lequel le locataire s'acquitte d'une redevance généralement assez faible. En échange, il s'engage à améliorer le bien). Il comprendra 6 terrains d'entraînement (deux réservés aux pros, un à l'équipe réserve avec tribune de 800 places, deux aux jeunes et un terrain synthétique) et trois nouveaux bâtiments : le bloc jeunes, avec vestiaires, sanitaires et cafétéria, un bloc pros, avec vestiaires et installations médicales et un espace repos, comprenant un vingtaine de chambres, un restaurant et des salles de détente et de réunion.
Pas d’internat, toutefois, pour les jeunes, comme l’explique Luciano D’Onofrio au Laatste Nieuws le 9 avril 2005 : « Non, on y a pensé, mais on le fera pas. Nous ne voulons pas courir le risque qu’en les mettant trop jeunes en internat, ils en viennent à être saturés du foot à l’âge de 18 ans. »
Robert Louis-Dreyfus affirme pour sa part dans le Standard Magazine de janvier 2005 : « En Belgique, ce n’est pas possible de rivaliser sur ce plan (financier) avec les grandes nations du football. Voilà pourquoi la formation devient absolument nécessaire. Avec ce centre, nous franchissons encore un palier. Il faudra, je pense, une période de 4 ans avant d’en récolter les premiers fruits.»

Les travaux de construction ont débuté en mai 2005. Selon Luciano D’Onofrio, « ce sera comparable au centre de Milanello », (celui de l’AC Milan). Ils s’achèveront d’ici quelques semaines. « J'espère bien que nous pourrons un jour accueillir 600 jeunes et intensifier encore par la même occasion notre vocation sociale. Le Standard a aussi un rôle à jouer à ce niveau dans la région liégeoise », déclare-t-il encore le 16 mars 2007 à la Gazette des Sports.

Comment les jeune seront-ils répartis ? Tomislav Ivic a répondu à cette question dans le Foot Magazine du 8 novembre 2006 : « Avec Dominique D’Onofrio, nous avons défini trois grandes catégories de jeunes. De 6 à 10 ans, c’est la base de la pyramide d’un club. Elle doit être large afin de nous permettre d’observer beaucoup d’enfants. A partir de 11 ans et jusqu’à 14 ans, les meilleurs sont pris en charge plus individuellement. Ce sont des éléments prometteurs qui améliorent leurs qualités et gomment leurs défauts. (…) De 15 à 19 ans, il faut se pencher sur les schémas de jeu. Il convient d’être prudent avec le travail physique. A 15 ans, le jeune est en pleine période de croissance. C’est un cap délicat. »
« On a également décidé de créer une section d’élite qui nous permettra de garder des jeunes après 19 ans. Car on a remarqué qu’à cet âge-là, ils arrivent encore trop tôt dans le noyau A. Ils ne sont pas encore formés totalement. Or, auparavant, soit on les lançait dans le noyau A, soit ils s’en allaient. Maintenant, on va pouvoit peaufiner leur formation »
, a ajouté Dominique D’Onofrio dans le même magazine du 7 février 2007.

L’Académie Robert-Louis Dreyfus a été officiellement inaugurée le 2 mai 2007.
Elle se divise en trois zones. Une zone "jeunes" composée de deux terrains en gazon naturel, vestiaires, sanitaires, cafétéria et bureaux; une zone "pro" constituée de trois terrains en gazon naturel, vestiaires, installations médicales, bureaux, résidence d'une trentaine de chambres et salles de détente; ainsi qu'une zone "mixte" constituée d'un terrain synthétique, un demi-terrain couvert de dernière génération, un bloc d'accueil et une salle de presse et réception.
"Le centre de formation est fréquenté par quelque 200 jeunes, "de 5 à 18 ans, répartis en 12 équipes selon les âges", selon l'ex-internationale italiennne Ferriana Ferraguzzi, entraîneur au centre. "Sur 200 jeunes, nous essayons d'en sortir un, deux ou trois pour l'équipe première", précise-t-elle.
"Le Standard est conscient que son avenir doit nécessairement prendre en compte la formation des jeunes joueurs. Après avoir sans cesse veillé à améliorer l'effectif de nos formateurs, éducateurs et entraîneurs de jeunes, nous devions compléter l'ouvrage en donnant à nos équipes des infrastructures du plus haut niveau", a précisé Reto Stiffler, lors de cette inauguration.


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MessageSujet: Re: Quelle politique de jeunes pour le Standard ?   Mer 14 Fév - 0:00

Liste

Voici la liste des jeunes qui ont au moins joué un match officiel en équipe A depuis la saison 1998-1999. Y figurent notamment les joueurs qui ont été alignés au premier tour de la Coupe Intertoto en juin 2000 face au Dinamo Tbilissi.

Afolabi (arrivé à 17 ans) : 103 matches
Amuzu (arrivé à 17 ans) : 3 matches
Asselborn : 1 match
Blay (arrivé à 17 ans) : 112 matches
Caramazza : 2 matches
Colin : 4 matches
Carrier : 1 match
Duah (arrivé à 17 ans) : 1 match
Danladi (arrivé à 18 ans) : 5 matches
Dimvula : 20 matches
El Yamani (arrivé à 17 ans) : 36 matches
Enakarhire (arrivé à 17 ans) : 87 matches
Fellaini (arrivé à 17 ans) : série en cours
Florkin : 3 matches
Gillet : 6 matches
Grégoire : 1 match
Gomez : 2 matches
Hiligsmann : 1 match
Habran : 7 matches
Jacquemin : 2 matches
Jakobia ( arrivé à 17 ans ) : 2 matches
Landu Tubi : 2 matches
Maligieri : 1 match
Maury : 2 matches
Mones : 9 matches
Oussalah : 48 matches
Olondo : 9 matches
Pasqualino : 2 matches
Peters : 2 matches
Piron : 3 matches
Remacle : 86 matches
Rondeux : 2 matches
Saglam : 2 matches
Tchité (arrivé à 18 ans) : 70 matches
Tellemans : 1 match
Thijs (arrivé à 17 ans) : 123 matches
Turaci : 67 matches
Vande Poel : 3 matches
Vandepoel : 1 match
Walasiak : 134 matches
Woos : 1 match
Witsel : série en cours
Yobo (arrivé à 17 ans) : 55 matches

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Quelle politique de jeunes pour le Standard ?
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