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 Comment le club a-t-il retrouvé de l'influence à Bruxelles ?

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MessageSujet: Comment le club a-t-il retrouvé de l'influence à Bruxelles ?   Mar 13 Fév - 23:11

La Ligue professionnelle fut autrefois créée par Roger Petit. Jean-Marie Defourny, ancien administrateur, y représenta longtemps le Standard tout en dénonçant « un bordel sans pouvoir ni fondation. » Mais sa dégringolade financière des années 80 et 90 ainsi que son déclin sportif firent perdre au club son influence dans les plus hautes sphères du football belge.

Et ce ne sont pas les conflits de la direction actuelle à la Ligue Pro à la fin des années 90 (pour les droits tv, la fan card notamment) et les méthodes kamikazes d’Alphonse Costantin qui arrangèrent les affaires du club… « Si nous sommes critiqués, c'est parce que nous osons dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Parce que nous osons nous rebeller, lorsque c'est nécessaire, contre un ordre établi. Peu importe: au Standard, on se sent bien dans sa peau », affirme-t-il le 23 février 2002 au journal Le Soir.
La réponse du président de la Ligue Professionnelle, Jean-Marie Philips dans le même article est cinglante : « Que le Standard soit de plus en plus isolé est une réalité, mais elle n'est pas entièrement négative. Ce club, qui s'est attaché les services de conseils et d'experts, a une approche très juridique du monde du football. Mais il pratique du juridisme à outrance, qui met régulièrement à mal les principes élémentaires de solidarité et de vie en commun. Le Standard a conservé, de l'époque de la Principauté de Liège, une indépendance d'esprit et de comportement. Non, le Prince-Evêque n'est pas mort…»

Visite protocolaire

Cette période de conflit n’était profitable à personne, et certainement pas au Standard. Pour sa première visite protocolaire, le nouveau directeur général, Pierre François se rend le 6 janvier 2003 à L’Union belge, à Bruxelles.
A sa sortie, il confie à un journaliste du Soir : «je n'avais rien à demander, rien à corriger en me rendant ici. En qualité de conseil du Standard, j'ai souvent fréquenté ces locaux où l'on m'a essentiellement vu exercer mon métier et défendre les intérêts du club liégeois. En rencontrant Jean-Claude Houben et Jean-Marie Philips, à défaut de Jan Peeters, absent aujourd'hui, je voulais simplement que les responsables fédéraux et de la Ligue pro découvrent l'autre facette de Pierre François, celle d'un homme désireux de collaborer et de communiquer. »

La main est tendue et tout porte à croire qu’elle a été saisie. D’autant plus qu’un ex-grand joueur du football belge, Michel Preud’homme, a troqué son training de T1 pour un costume de directeur sportif du Standard. Le duo François-Peud’homme va progressivement replacer le club liégeois au sein des hautes sphères du football belge.
Le 11 juin 2003, au Soir, le directeur technique déclare : « Notre objectif est de récupérer notre statut sportif de grand club le plus vite possible. Mais cela dépend de tellement de choses. Cela demande du travail au niveau sportif, sur le plan des mentalités au sein du club, mais aussi pour récupérer notre influence au sein du football belge. »

Avec Pierre François, il intègre la Ligue Pro. Celle-ci obtient un vote majoritaire pour qu’il la représente au Comité exécutif de l’Union belge. Ce qui réjouit le directeur général qui affirme à la Dernière Heure du 6 novembre 2003: « Le Standard trouve, petit à petit, ses marques au sein de l'Union belge et à la Ligue Pro, soit précisément là où les Bruxellois ont déjà assis leurs pouvoirs.»
Et que déclare MPH deux jours plus tard dans le même quotidien ? «Le Standard doit s'installer là où Anderlecht et Bruges ont assis leurs pouvoirs depuis longtemps. Nous devons les obliger à partager le pot avec nous car il est important pour le football belge qu'un club de la région soit aussi représenté. En outre, je peux mettre mon vécu de joueur professionnel au service d'une Union belge dirigée plutôt par des gens qui ne possèdent pas l'expérience du terrain.».


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MessageSujet: Re: Comment le club a-t-il retrouvé de l'influence à Bruxelles ?   Mar 13 Fév - 23:14

Respecté ?

Michel Preud’homme affirme au Foot Magazine du 4 février 2004 que : « Aujourd’hui, on est bien respecté mais c’est vrai que le Standard a toujours lutté pour qu’on applique ses principes comme on a fait valoir notre point de vue par rapport à la fan card, la responsabilité des supporters en déplacement ou les droits d’image. » Respecté ?
Le discours sera tout autre le 14 mars après un match nul à La Gantoise. Mais nous vous renvoyons pour cela à la partie arbitrage du présent dossier.

En août 2004, Pierre François intègre, lui, la commission des licences de la Ligue Pro, chargée chaque année de vérifier les finances des clubs et le respect de leurs obligations en la matière. Une tâche qui ne lui vaudra pas que des amis, notamment du côté de sa ville natale…
Le 3 septembre de la même année, le Conseil d’administration de la Ligue professionnelle élit le directeur général du Standard en qualité de vice-président.
Et la montée du duo rouche dans les arcanes de notre football se poursuit. Jan Peeters, le président de l’Union belge, lâche le nom de Michel Preud’homme pour assurer sa succession.
Le 8 juin 2005, dans Foot Magazine, Luciano D’Onofrio s’exprime à ce sujet : « Très sincèrement, le Standard a besoin de Michel. Je partage les propos de Jan Peeters mais c’est un peu tôt. A mon avis, cette place revient plus à Roger Vanden Stock. C’est la figure idéale et Michel pourra l’épauler en tant que vice-président et mûrir tranquillement auprès de Roger. Qui a un gros vécu. Puis, plus tard, il sera mieux armé pour avoir les plus hautes responsabilités. Michel est déjà actif à la Ligue Pro, au Comité exécutif, innove avec ses idées sur la formation des jeunes, etc. Il avance calmement et c’est bien ainsi. »

Deux semaines et demi plus tard, le 25 juin, Preud’homme remplace Karel Vertongen à la tête de la Commission technique de l’Union belge. Selon Vertongen : "Qui mieux que lui pouvait remplir cette mission ? Michel a été un gardien de renommée mondiale. Son expérience et son profil en faisaient l’homme tout indiqué pour présider ce qui est sans aucun doute la commission la plus importante de notre fédération."


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MessageSujet: Re: Comment le club a-t-il retrouvé de l'influence à Bruxelles ?   Mar 13 Fév - 23:17

Un ticket Mauve-Rouche ?

« Ce qui est essentiel, ce n’est pas la présence. Ce serait trop simple. Le Standard a toujours fait acte de présence à l’Union belge, à la Ligue Pro, etc. Il faut surtout avoir des idées, échanger des points de vue, réfléchir, faire avancer les choses, susciter les débats, discuter, être attentif, avoir le désir de moderniser. Michel Preud’homme et Pierre François livrent du travail positif à Bruxelles, c’est ce qui compte. Cette attitude donne une image stable et sérieuse du Standard », assure Luciano D’Onofrio au Foot Magazine du 18 janvier 2006.

2006 est l’année où Jan Peeters doit prendre sa retraite et sa succession se prépare - entre alliances, renoncements et coups fourrés - en coulisses. Dans le même article, le vice-président du Standard réitère son soutien à… Roger Vanden Stock : « S’il est candidat à la présidence, le Standard n’y verra pas d’inconvénients et le soutiendra. (…) Roger Vanden Stock a un gros parcours de dirigeant derrière lui. Selon nous, il devrait rendre de grands services au football belge qui a besoin d’idées nouvelles. (…) Et puis Preud’homme ? Laissons le temps au temps. Michel est un rassembleur, un accélérateur d’ambitions et d’idées, travailleur, optimiste, positif. Pour le moment, je souhaite qu’il travaille en étroite collaboration avec Vanden Stock. Après, c’est la vie qui décidera. »

Un duo bruxello-liégeois semble donc se former. Au détriment du FC Bruges ? « Bruges ne doit pas craindre d’axe Standard-Anderlecht », affirme D’Onofrio. « Si le Standard travaille beaucoup à Bruxelles, c’est dans le seul désir de rendre service à tout le football belge. Il y a beaucoup de pain sur la planche. Tout le monde doit se retrousser les manches. »

La Ligue Pro, elle, a choisi son favori. Le 7 avril 2006, son Conseil d’administration propose à Michel Preud'homme de se porter candidat à la présidence de la Fédération. Le dirigeant liégeois annonce alors qu'il n'acceptera pas de cumul avec ses tâches au Standard pour une position si importante.
Mais dans les coulisses, ça tiraille, y compris au sein de la Ligue Pro elle-même. Les plus petits clubs craignent notamment l’arrivée d’un dirigeant d’un grand club à la tête de la fédération. Sans doute n’ont-ils pas oublié les velléités de certains de réduire le nombre de clubs en D1, de créer une Beneliga avec les Pays-Bas, etc.
Avant même le vote final, conscient qu’il n’a plus aucune chance de l’emporter, Roger Vanden Stock a retiré sa candidature. « Le renoncement de Roger m'a coupé bras et jambes. Conscient de mes qualités comme de mes limites, je me voyais mieux dans la peau d'un président mais j'étais prêt à suivre une formation poussée et même à retourner à l'école (sic) pour remplir à côté de Vanden Stock la mission de Chief Executive Officer. Maintenant, même cette fonction ne m'intéresse plus. Je suis, je l'avoue, prêt à me retirer sous ma tente et à me remettre entièrement à la disposition du Standard », confie Preud’homme au Soir du 23 juin.

C’est finalement un inconnu, François De Keersmaecker qui est élu. Comme annoncé, Michel Preud’homme renonce alors à la présidence de la Commission technique et laisse la place à Antoine Van Hove, du… FC Bruges. “ Le Standard était d'accord que j'aille à la Fédération, mais la Commissions technique, c'était du surplus. Or le Standard voulait que je m'investisse plus dans ma tâche de directeur sportif, si je restais à Sclessin. J’ai préféré me retirer. Antoine Van Hove est un bon choix, il a une bonne expérience dans le domaine”, déclare-t-il alors.

Le 2 août 2006, quelques clubs du G5 se sont réunis et proposent que MPH assure la présidence de la Ligue pro. Le limogeage de Johan Boskamp et le retour de Preud’homme à la tête de l’équipe en décideront autrement.

Roger Vanden Stock, lui, se rabat sur la présidence de la Ligue belge de foot rémunéré (LBFR), organe central des Ligues professionnelle (division 1) et nationale (division 2). Il est nommé le 10 janvier 2007. Les autres administrateurs élus au Conseil d'administration sont Herman Wijnans (Westerlo), Roger Lambrecht (Lokeren) et… Pierre François.

Un ticket mauve-rouche reste donc bien implanté à Bruxelles… D’autant que le 5 juillet 2007, le Professeur Jean-Yves Reginster, conseiller pour les relations entre le club et l’Université (en particulier le CHU), est désigné par les membres de la Commission médicale de l’Union belge en qualité de président de cette instance.
Comme le signale le communiqué officiel du club : « Un Standardman occupera ainsi une position importante au sein de la Fédération. »


__________

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