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 Quel avenir pour le Standard ?

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Ben
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MessageSujet: Quel avenir pour le Standard ?   Mar 13 Fév - 0:32

« J’avais rêvé l’aventure autrement, mais je ne suis pas non plus du genre à abandonner au premier accroc ; même si on partira un jour, on n’a pas fixé de timing… » Ces paroles sont de Luciano D’Onofrio dans le magazine du club d’avril 2005.

Face à l’accumulation de déceptions sportives, et au gré des problèmes judiciaires de Luciano D’Onofrio et Robert Louis-Dreyfus, la question de leur retrait du Standard et, in fine, de l’avenir du club, s’est posée à de nombreuses reprises.
« Si on veut que je me retire, qu’on le dise. Je ne fuis pas mes responsabilités, je ne les nie pas, mais qu’on me laisse travailler. J’en ai parfois marre et je pourrais facilement faire autre chose », s’emporte Luciano D’Onofrio dans le Foot Magazine du 24 mai 2000.

Lorsqu’il est demandé à Louis-Dreyfus, dans le journal du club d’août 2003 à quel prix il vendrait ses parts du Standard, il répond que « ce n’est pas une question de prix mais de confiance. Pour moi, le Standard doit appartenir aux Liégeois, à ses formidables supporters. L’investissement de Louis-Dreyfus et de D’Onofrio, c’est pour un club qu’ils aiment, qu’ils estiment et qu’ils respectent. Pas pour percevoir des dividendes. Ma passion pour le football, elle, est éternelle. Mais mon souhait, je le répète, c’est que le Standard vive sans moi. »
Le 9 novembre 2002, Le Soir s’était déjà penché sur l’éventualité d’un départ du businessman français : « Je ne vois aucun homme d'affaires susceptible de s'impliquer au Standard, expliquait alors Louis Smal. « Reste l'éventualité de la communauté urbaine. Le jour où on la créera, ce sera peut-être une possibilité car le Standard fait partie de notre patrimoine. Mais Louis-Dreyfus n'est pas prêt à jeter l'éponge. »

C’est effectivement ce qui ressort de la plupart des déclarations qui suivront.

Luciano D’Onofrio : « C’est vrai que le temps passe vite. Mais avec RLD, nous avions relevé un challenge en reprenant le club. Nous n’avons pas encore obtenu ce que nous souhaitions et nous ne sommes pas du genre à laisser tomber quand le succès espéré n’est pas là. " (Standard Magazine, août 2004)
Robert-Louis Dreyfus, en janvier 2005 : « Quand j’entreprends quelque chose, je ne quitte pas le navire avant d’avoir réussi. Or, ce n’est pas le cas avec le Standard. »

Dans son édition du 5 avril 2006, Foot Magazine fait le point sur les répercussions du procès de l’OM (lire par ailleurs) pour le Standard et interroge Pierre François à propos du capital investi par Louis-Dreyfus et D’Onofrio dans le club : « Ils ont été généreux et ce capital est un cadeau. La législation est très claire : le capital social reste dans le club même quand les actions changent de mains, ce dont il n’est pas question ici. L’avenir du Standard ne dépend que du Standard, et de personne d’autre. »

Mais comme souvent au moment de toucher au but, le Standard rate la dernière marche de l’escalier sportif et redégringole. Un titre qui lui tendait les bras lui échappe en mai 2006. Une partie des supporters fulmine et l’entraîneur, Dominique D’Onofrio, est hué au soir du dernier match de la saison. Des mottes de terre lui sont même lancées au visage.
Le club est néanmoins qualifié pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions et bénéficie même d’un tirage au sort clément, avec le Steaua Bucarest. Mais l’intersaison est de nouveau agitée avec de nombreuses allées et venues de joueurs. Le début de la saison 2006-2007 est un échec. Le Standard ne passe pas l’obstacle roumain, est éliminé de l’UEFA en septembre. Entretemps, après un deux points sur douze en championnat, l’entraîneur, Johan Boskamp, a été limogé et remplacé par Michel Preud’homme qui semble remettre l’équipe sur de bons rails.

C’est un Luciano D’Onofrio un peu désabusé qui s’exprime dans Le Soir du 4 novembre 2006 : « C'est vrai que depuis quelques semaines, je pense à mettre mes actions en vente. On peut, en effet, être découragé, fatigué, car le Standard et ses actionnaires ne méritent pas cela. Et quand on voit ce qui se passe, on pourrait perdre sa passion et sa patience. D'autant que, depuis notre arrivée en 1998, nous n'avons pas utilisé le Standard pour faire du business, mais seulement du sport. [Le club] n'est pas à vendre, mais on peut discuter car je ne suis pas le seul actionnaire. Ce qui ne m'empêche pas d'avoir une vision à long terme en refaisant la salle de réception, en développant un projet pour la tribune trois. Le jour où quelqu'un reprendra ce club, il trouvera un outil très bien géré avec des infrastructures du top européen. Mais personne n'est encore venu frapper à notre porte. »

Entre découragement et projets d'avenir

Ayant eu vent des négociations entre Robert Louis-Dreyfus et un repreneur canadien pour l’Olympique de Marseille, Le Soir du 19 décembre 2006 croit toutefois savoir que les sorts des deux clubs sont liés. Le club dément aussitôt par la voix de Pierre François : « Le Standard est un des trois clubs de la première division belge organisé sous la forme d’une société anonyme laquelle permet aux détenteurs des titres représentant le capital de la société de les réaliser lorsqu’ils le souhaitent si un amateur se présente. La cession des actions de la Sa Standard de Liège ne modifierait pas pour autant la structure du club et ce d’autant moins qu’après un apport financier essentiel à la survie du Standard de Liège en 1998 le club vit sur ses propres ressources depuis à tout le moins l’année 2000. La cession des titres de la Sa Standard de Liège n’est aujourd’hui pas d’actualité et elle ne le deviendrait pas au motif que l’Olympique de Marseille serait repris par un homme d’affaires américain – ce qui reste à vérifier -. Le Standard n’est pas la filiale de l’Olympique de Marseille même si l’un de ses actionnaires est également propriétaire du club phocéen. La remise de l’Olympique de Marseille n’implique en aucun cas celle du Standard de Liège. » En somme, un message identique à celui délivré par le directeur général quelques mois plus tôt.

Pour le confirmer, Luciano D’Onofrio rencontre la presse le 22 décembre 2006 et déclare que : « Marseille, c'est Marseille et, le Standard c'est le Standard. Même s'il devait s'avérer exact qu'il y a des pourparlers à propos de l’OM, pour le Standard nous avons toujours la même position, les mêmes actionnaires et la même direction. Il n’a jamais été question de changer quoi que ce soit, il n’y a jamais eu de négociations avec qui que ce soit. "
Etrange, alors, que Michel Preud’homme ait déclaré au Soir deux jours plus tôt que "A plusieurs reprises, j'ai assisté à des réunions de concertation entre Lucien et d'éventuels repreneurs. A chaque fois, mon patron a tenu le même discours : il ne s'effacera pas du jour au lendemain. S'il remet l'affaire demain, il restera en activité au Standard jusqu'à la fin 2007. »

Lorsqu’on lit entre les lignes du discours de l’homme fort du club, on ne détecte alors aucune certitude quant à l’avenir. Confirmation lorsqu’il déclare à la Dernière Heure : "De quoi est fait l'avenir? Vous le savez, vous? Moi non plus. Il n'y a pas si longtemps, les supporters n'étaient pas tellement inquiets pour mon sort ou celui de certaines personnes ici ... Mais en football, tout va très vite."

Le 16 mars 2007, dans une interview à la Gazette des Sports, Luciano D’Onofrio confirme néanmoins son intention de poursuivre au Standard, avec Robert Louis-Dreyfus : « surtout pour faire du Standard un club solide avec un stade moderne et un centre de formation exemplaire. Etre champion et creuser un trou financier, c'est pas pour moi.Je veux un club sain avant des titres. (…) Bientôt complètement dégagé de Marseille, Robert Louis-Dreyfus est même disposé à faire un effort significatif pour le Standard si c'est nécessaire. Mais, je le répète, pas question de jouer au poker sportif et d'accumuler des dettes qui mettraient en péril l'avenir du club. »

Cela dit, quel prix devrait mettre un éventuel repreneur du club ? « Je me sens responsable pour ceux qui m’ont suivi et ont beaucoup investi au Standard : c’est lourd à assumer. Si cela devait mal tourner, je les rembourserais. (…) Le jour où nous nous retirerons, je vendrai les joueurs afin de récupérer une partie de la mise et je céderai le club pour un franc symbolique », racontait un Luciano D’Onofrio énervé et dépité par l’échec en mars 2002. En arriverait-on là ?
Sans doute pas à court terme. L’actionnariat actuel ayant investi quelque 35 millions d’euros, on peut malgré tout penser qu’ils chercheraient probablement à récupérer leur mise. Philantropie et football professionnel ont rarement fait ménage. Comme l’ont prouvé les négociations – finalement avortées - avec Jack Kachkar en février et mars 2007, Louis-Dreyfus semble prêt à lacher quelque 50 millions d’euros dans la revente de Marseille. S’il perd des bretelles à l’OM, pas sûr qu’il ait envie d’abandonner en sus quelques boutons de chemise à Sclessin…
« Je possède 10% de l’actionnariat du Standard qui a déjà été recapitalisé », affirme Luciano D’Onofrio dans le Foot Magazine du 16 mai 2007. «Notre investissement au Standard se monte actuellement à 35 millions d’euros. Si on était champion, bien en vue en Europe, peut-être que ça intéresserait quelqu’un, mais là. Je n’ai pas envie de vendre et nos accords sont plus forts que jamais. (...) Mon but maintenant est de construire un grand stade pour le Standard. (...) J'ai déjà deux sites parfaitement en tête à propos desquels je discute actuellement avec les autorités compétentes. Ce sera le bout du chemin, après avoir remis le navire à flots. Je veux un stade qui ressemble à celui du Bayern de Munich. Il faut un véritable héritage au Standard de Liège. Il est temps de continuer l'aventure. »
Le 26 mai, il revient sur ses moments de découragement et sur ce projet de nouveau stade dans La Gazette des Sports : « Dans la vie d'un dirigeant d'un club, il y a toujours une alternance entre les bons et les moins bons moments. Alors, les choses se passent et on les affronte. Une certaine distance est nécessaire pour y parvenir. Du moment qu'on soit tranquille dans la tête... (…) Vous savez, le stade actuel ne sera déjà plus en conformité pour la Ligue des Champions dans quelques années. Il faut donc vivre avec la réalité du foot et surtout de son évolution. Ce serait quand même intéressant de faire grandir encore ce club avec un complexe qui comprendrait aussi un centre commercial et un hôtel. »

Vraiment plus le discours d’un homme prêt à renoncer… même si, le 26 décembre 2007, il parle dans Het Laatste Nieuws du nouveau stade comme de "notre dernier grand projet. Lorsque nous nous retirerons, nous laisserons ainsi un bel héritage".


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