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 Michel Preud'homme

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MessageSujet: Michel Preud'homme   Sam 10 Fév - 1:06

Michel Preud’homme est né le 24 janvier 1959 à Ougrée.

Gardien de but, il a fait toutes ses classes au Standard où il a débuté en équipe première à l’âge de 17 ans en 1977. Il y restera jusqu’en 1986, disputant 317 matches pour le Standard dont 316 comme titulaire : 240 en championnat, 37 en Coupe de Belgique et 40 en Coupe d’Europe.
Sur l’ensemble de sa carrière, il a a joué 104 matchs européens, le premier contre le Slavia Prague, le 14 septembre 1977 avec le Standard.
Avec les Rouches, il a remporté une Coupe de Belgique en 1981 et deux titres de champion de Belgique, en 1982 et 1983. Impliqué dans l’affaire de corruption Standard-Waterschei, il est suspendu pour un an. Durant ce laps de temps, Gilbert Bodart en profite pour faire son trou entre les perches liégeoises. Lorsque la suspension de Preud’homme se termine, le club dispose de deux gardiens de grande qualité pour une même place. Michel Pavic, entraîneur des Rouches, met en place un système d’alternance peu judicieux.

Finalement, Preud’homme quitte le club en 1986 et signe au FC Malines, un club qui monte sous la houlette de l’homme d’affaires John Cordier et de l’entraîneur néerlandais, Aad De Mos.
Derrière les casernes malinoises, il va s’ériger comme le meilleur gardien belge du moment. Il remporte deux Souliers d’Or (1987, 1989), le Trophée national du mérite Sportif (1989), la Coupe de Belgique en 1987, la Coupe d’Europe des vainqueurs de Coupe en 1988 face à l’Ajax (quel arrêt sur une fusée de Johnny Bosman !), la Super Coupe d’Europe et le titre de champion de Belgique en 1989 ! Il devient aussi le gardien indiscutable des Diables Rouges sous la vareuse desquels il disputera 58 matches entre 1979 et 1994. Il signe une Coupe du Monde assez moyenne en Italie en 1990, au cours de laquelle son perfectionnisme naturel lui occasionne un stress inutile. Les Diables y signent un superbe parcours qui s’arrête à la 120e minute du 1/8 de finale contre l’Angleterre. Michel Preud’homme s’incline alors sur une volée imparable de David Platt.

Il prendra sa revanche 4 ans plus tard, à la World Cup aux Etats-Unis. Il y dispute notamment un match d’anthologie, le 25 juin 1994, à Orlando face aux Pays-Bas. Suite à ces performances, il décroche le Yashin Award du meilleur gardien de but du monde, classement dans lequel il figura pendant 8 ans d'affilée dans le top 10.
Il obtient alors le transfert à l’étranger qu’il convoitait tant et signe au Benfica de Lisbonne. Un transfert portant la griffe d’un important agent de joueurs, Luciano D’Onofrio.
Preud’homme joue pour le club lisboète jusqu’à l’âge de 40 ans, étoffant son palmarès d’une Coupe du Portugal. Le 24 janvier 1999, il raccroche les crampons et devient responsable des relations internationales de Benfica. Jusqu’en décembre 2000…


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MessageSujet: Re: Michel Preud'homme   Sam 10 Fév - 1:09

Retour au Standard

Le 20 décembre 2000, il signe au Standard comme entraîneur principal pour 3,5 ans. Il remplace Tomislav Ivic, victime d’un malaise cardiaque à l’entraînement deux semaines auparavant. « Je me demande qui d'eux (les supporters) ou de moi, est le plus heureux. Je reviens chez moi, dans mon pays, dans ma ville. J'éprouve une drôle de sensation en prenant conscience de cette réalité. C'est bizarre à dire mais Sclessin fait, à nouveau, partie de mon quotidien, désormais. Au Standard, j'aurais pu aussi embrasser un rôle de directeur sportif taillé sur mesure pour moi. Mais le terrain me manquait trop. Cela fait un an et demi que je vis dans des avions ou dans mon bureau. Depuis tout ce temps, j'ai presque oublié que l'herbe d'une pelouse est verte. C'était trop pour moi », confie-t-il à La Dernière Heure, le 21 décembre 2000.
Il déclare aussi dans le Foot Magazine du 26 décembre 2000 : « J’ai commencé au Standard et j’ai toujours dit que seuls mes anciens clubs m’intéressaient. (…) On ne refuse pas l’appel du club de son cœur. (…) Un travail considérable a été accompli ces dernières années au Standard. L’outil de base est bon. Il ne faut pas oublier que je reçois un héritage préparé par celui qui fut l’un des meilleurs entraîneurs au monde : Tomislav Ivic. (…) Je n’ai pas de diplôme d’entraîneur, mais je compte régler ce problème au plus vite. » Il décrochera son diplôme UEFA-A fin février 2002.

MPH instaure un 4-3-3 direct, fait de longs ballons. L’objectif étant d’amener le cuir le plus vite possible dans le rectangle adverse. Il boucle la saison 2000-2001 avec une 3e place et une qualification du club en Coupe de l’UEFA, la première de la direction Louis-Dreyfus-D’Onofrio. Sous sa houlette, le Standard signe alors 6 victoires, 2 défaites et 8 matches nuls.

A l’intersaison, le club vit une saignée au niveau du noyau : Van Buyten, Yobo, Runje, Cavens partent à l’OM, Mornar à Anderlecht. Des joueurs comme Eric Van Meir, Khalid Fouhami puis Johan Walem arrivent. Malgré le départ de joueurs de qualité, MPH et le Standard visent l’Europe, et plus si affinités: « Nous voulons réduire l’écart qu’il y a eu, la saison passée entre Anderlecht, Bruges et nous, et surtout participer au sprint en tête du classement », dit-il dans le Foot Magazine du 12 septembre 2001. Mais la sauce ne prend pas vraiment… Le Standard est à la peine en championnat, est éliminé de la Coupe de l’UEFA par Bordeaux, puis de la Coupe de Belgique par Genk. Le groupe se disloque, le problème de la reconduction de contrat de Didier Ernst empoisonne la vie du club durant de nombreuses semaines. Autre difficulté, des joueurs africains du club sont sélectionnés pour la CAN 2002, ce qui entraîne le report rocambolesque d’un match prévu en janvier 2002 face au GBA (voyez à ce propos la partie chronologie de ce dossier )

En mars 2002, Luciano D’Onofrio rencontre la presse. Il affirme notamment : « Cela sentait l’oignon en novembre. Preud’homme ne voulait pas que j’intervienne. Il avait sa méthode, je l’ai laissé faire. Je l’ai fait récemment à sa demande : trop tard. Michel Preud’homme est parfois trop gentil. On ferme les yeux pour une Dame blanche, une sortie : il se souviendra de tout cela tout au long de sa carrière. Wuillot s'est cru malin de contester l'autorité. Je lui ai rappelé que Hellers avait signé sa condamnation le jour où il s'est livré au petit jeu du scrutin, comme l'ont fait à Anderlecht De Boeck et De Wilde. (…) Je doute fort que Michel, perfectionniste à l'extrême, ne résiste pas à l'envie de céder le témoin si les prochains résultats lui sont défavorables. Ce serait dommage car nous n'avons pas grand-chose à lui reprocher. Il a de l'ambition et se débrouille bien tactiquement. Mais son inexpérience ne lui a pas permis de tenir avec assez de fermeté les joueurs en main. La gestion du groupe lui a échappé. C’est à lui de choisir son avenir. Coach, ce serait parfait, mais s’il opte pour le poste de directeur technique, j’accepte aussi. » La perche est lancée et Preud’homme la saisit.

Le 29 mars 2002, il annonce qu'il n'occupera plus les fonctions d'entraîneur du Standard la saison suivante. A ce moment-là, le club est 5e et n’a plus aucune chance de décrocher un ticket européen. Il conservera ce classement en fin de saison, avec 57 points.
Dans une interview publiée dans la Dernière Heure du 8 novembre 2003, MPH reviendra sur cette transition entraîneur-directeur technique : « J'ai été tellement déçu de constater que certains préféraient privilégier leurs intérêts personnels plutôt que ceux du club. Ils ont cassé certaines choses. Même s'il y a des problèmes en coulisses, il faut pouvoir tout oublier quand on est sur le terrain. Moi, je prenais tout cela trop à coeur. Je me suis alors dit que je pourrais me rendre plus utile au club en tant que directeur sportif. Quand j'occupais le poste d'entraîneur, je travaillais aussi comme un directeur sportif. J'ai d'ailleurs dit à Luciano D'Onofrio que le club devait créer ce poste. J'ai donc proposé plusieurs noms mais aucun de ceux-ci ne faisait l'unanimité. A tel point qu'aux yeux de notre conseiller à la direction, j'étais la seule personne capable d'occuper ce poste. »

Preud’homme l’entraîneur a-t-il été trop gentil, faisant notamment la bise aux joueurs ? « Tout le monde s’embrasse. C’est la mode chez les jeunes. Je donnais la main. A un moment, Moreira m’a fait la bise, Drago, El Yamani et Dimvula ont suivi. C’était spontané mais quand j’ai quelque chose à dire, bise ou pas, je le dis. Je ne suis pas gentil, je suis conciliant, c’est différent. Je sais me fâcher, je l’ai fait sans en abuser car les colères répétées ne s’entendent plus », répond-il dans le Foot Magazine du 17 avril 2002.
« Ai-je cédé à la pression? Sincèrement, je ne le pense pas. J'ai, en tout cas, été très affecté car j'étais plus que jamais motivé à l'idée de ramener le club vers les sommets...», ajoute-t-il dans la DH du 26 mars 2004.

Cliquez ici pour voir son bilan d’entraîneur.


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MessageSujet: Re: Michel Preud'homme   Sam 10 Fév - 1:12

Directeur technique, mais encore…

Preud’homme explique dans le même article ce que revêtent ses nouvelles fonctions : « J’ai choisi dans l’intérêt du Standard et le nouvel entraîneur du Standard aura moins de problèmes que moi. Je serai là, représentant la direction, en sachant parfaitement ce qui se passe dans un vestiaire. Luciano D’Onofrio connaît bien le foot mais n’est pas souvent là et le directeur général est formidable dans son travail de tous les jours mais n’a pas le feeling car il n’a pas été joueur et entraîneur… (…) Je vais prendre en mains la gestion au quotidien. Je veux m’occuper des jeunes, aussi car on nous les pique. Je veux les protéger ou j’irai piquer chez les autres aussi…»
Toute la difficulté pour lui est néanmoins de se positionner dans un rôle de dirigeant sportif dans un club où, c’est un secret de polichinelle, Luciano D’Onofrio prend toutes les décisions importantes.

C’est surtout sur le terrain médiatique qu’il est très présent, D’Onofrio détestant rencontrer la presse.
On retrouve ainsi le directeur technique pour dresser des bilans sportifs. Notamment après une décevante saison 2002-2003. « Je n'ai pas bien vécu cette saison, déclare-t-il au Soir du 11 juin 2003. Avec un nouveau coach, nous étions repartis sur les mêmes bases que la saison précédente en espérant vivre un championnat tranquille. Très rapidement, il y a eu cette situation de « crise » à assumer. Se séparer de Waseige fut le moment le plus dur de la saison. Ensuite, on a traîné comme un boulet nos mauvais résultats des premières journées. On pouvait alors sauver la saison en reprenant place dans le haut du tableau et on aurait d'ailleurs pu terminer quatrième ou cinquième. Puis, il restait la coupe, autre grande désillusion. Quand on s'impose à l'aller 3-1, on ne doit jamais être éliminé. En voyant les Loups avec la coupe, je me dis que cela aurait dû être nous. »

Dans le même article, il esquisse les nouvelles orientations du club : « Nous ne devons pas vendre pour acheter, mais nous n'achèterons plus à n'importe quel prix. Et dire cela n'est pas un manque d'ambition. Nous ne voulons plus être le « cochon payeur », au niveau des autres clubs ou des joueurs. Ceux-ci doivent nous prouver qu'ils ne viennent pas à Sclessin pour l'argent, parce que c'est un but ultime. Au contraire, le but ultime est de gagner quelque chose avec la vareuse « rouche ». Les joueurs devront donc dorénavant prouver qu'ils ont faim. Notre objectif est de récupérer notre statut sportif de grand club le plus vite possible. Mais cela dépend de tellement de choses. Cela demande du travail au niveau sportif, sur le plan des mentalités au sein du club, mais aussi pour récupérer notre influence au sein du football belge. La seule chose qu'on peut promettre à nos supporters, c'est qu'on va beaucoup travailler. »

Le 4 février 2004, il en dit un peu plus sur son job et ce rôle de ‘porte-parole sportif’ dans le Foot Magazine : « Au Standard, je suis directeur technique mais aussi l’un des deux attachés de presse du club, avec le directeur général Pierre François. (…) Et au-delà de la gestion journalière des relations avec les joueurs et le staff des coaches, une grosse partie de mon travail est constituée de réunions avec Pierre François et Luciano D’Onofrio. (…) Comme coach, j’ai vécu des moments fantastiques mais je me suis aussi rendu compte très vite qu’il y avait des tas de problèmes latents à régler dans le club pour qu’il fonctionne bien. Il n’y avait pas de trait d’union entre la direction et le groupe (…) il est vite apparu que c’est moi qui devais apporter la solution.(…) Mais je n’envisage pas d’arrêter. J’ai encore trop de travail ici. Je n’ai pas terminé. Ce sera le cas quand le club sera stable financièrement et sportivement, c’est-à-dire qu’il finira tout le temps dans les trois premiers et que, sur 5 ans, il sera champion une ou deux fois. Comme avant, quoi. »

Bref, le directeur technique s’occupe de l’organisation de stages, de relations avec la presse, des rapports entre joueurs et direction. Il monte souvent au créneau pour défendre le Standard. Ainsi, à la DH du 26 mars 2004 : «Le club est de mieux en mieux structuré. L'équipe est la chose la plus facile à faire progresser dans un club car il suffirait de la renforcer. Mais tous les actes que nous pourrions poser sont sans cesse critiqués. Or il ne faudrait pas se disperser. Le temps et l'énergie que nous dépensons à essayer de répondre à toutes ces critiques, nous en aurions bien besoin pour atteindre nos objectifs et résoudre les véritables problèmes...»

Il dénonce aussi un arbitrage qu’il estime défavorable au club (voyez dans le texte relatif à la problématique de l’arbitrage), quitte à écorner au passage son image personnelle.
Il s’occupe un peu des transferts, aussi. Bien que ce domaine soit principalement celui de Luciano D’Onofrio. Lorsque Dragutinovic quitte le club juste avant la fin du mercato d’août 2005, MPH ne l’apprend, tout surpris, que le lendemain. Idem quand Milan Rapaic avait planté là ses coéquipiers, le 4 août 2005, pour rentrer en Croatie. Alors que le Croate avait mis la direction au courant de ses intentions la veille, Michel Preud’homme fut mis, le matin même, devant le fait accompli dans le vestiaire, d’après la presse. Drôles d’affaires pour un homme censé jouer le relais entre les joueurs et les grands patrons du club…

Bref, son rôle semble à la fois vaste et un peu flou, et son pouvoir décisionnel finalement limité pour un ‘directeur’. Son image de légende du football belge et du Standard n’est-elle pas utilisée pour défendre des décisions ou des échecs sportifs impopulaires ? La question reste posée…


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MessageSujet: Re: Michel Preud'homme   Sam 10 Fév - 1:13

Le cheval de Troie

Il est toutefois un domaine où il est l’un des atouts majeurs du Standard : celui du repositionnement à Bruxelles. C’est en effet l’une des priorités de la direction, bien consciente de l’importance du lobbying et du retour du club dans les sphères d’influence de notre football.
En juin 2003, Michel Preud'homme, qui a intégré la Ligue Pro, obtient de celle-ci un vote majoritaire pour qu’il la représente au Comité exécutif de l’Union belge. Il s’ y occupe du football de la D2 jusqu’aux provinciales. Le 25 juin 2005, il remplace Karel Vertonghen à la tête de la Commission technique de l’Union belge, où il jouera un rôle de premier plan dans la désignation de René Vandereycken comme coach fédéral.

Avec Herman Wijnants, de Westerlo, il développe également un plan appelé… le ‘plan Preud’homme’ selon lequel le football rémunéré des divisions 1 et 2 resterait national. Par contre, les divisions inférieures seraient communautarisées. Il s’agit de s'adapter aux structures institutionnelles du pays afin de bénéficier des subsides des différentes Communautés pour améliorer la formation des jeunes footballeurs.
Le 21 décembre 2005, les Communautés flamande, française et germanophone donneront leur aval à ce plan. Et le 9 décembre 2006, les clubs de première et deuxième division marqueront également leur un accord. Le plan sera d’application à partir de la saison 2007-2008.

Plus tôt dans l’année, le 7 avril 2006, le Conseil d’administration de la Ligue Professionnelle a proposé par 15 voix contre 2 à Michel Preud'homme de se porter candidat à la présidence de la Fédération. Michel Preud'homme annonce alors néanmoins qu'il n'acceptera pas de cumul avec ses tâches au club pour une position si importante.
Deux jours plus tôt, Me Luc Misson, avocat bien connu dans le milieu du foot pour avoir défendu Jean-Marc Bosman dans l’affaire qui porte son nom, n’avait pas caché son admiration pour MPH : « Il a indiscutablement l’étoffe d’un grand président de l’Union belge. Pour moi, il est taillé pour le rôle. Ses dossiers sont toujours bien ficelés et ses présentations sont brillantes. Il a le sens de la synthèse et du bon compromis. De plus, Michel Preud’homme a du charisme et s’exprime couramment dans les deux langues. » (Foot Magazine, 5 avril 2006)

L’éloge est d’autant plus belle qu’inutile… Fin juin, c’est un inconnu, François De Keersmaecker qui est élu. Michel Preud’homme renonce alors à la présidence de la Commission technique. “ Le Standard était d'accord que j'aille à la Fédération, mais la Commissions technique, c'était du surplus. Or le Standard voulait que je m'investisse plus dans ma tâche de directeur sportif, si je restais à Sclessin. J’ai préféré me retirer. Antoine Van Hove est un bon choix, il a une bonne expérience dans le domaine”, déclare-t-il alors.
Le 2 août 2006, quelques clubs du G5 se réunissent et proposent alors que MPH assure la présidence de la Ligue pro. Les événements au Standard en décideront autrement.


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MessageSujet: Re: Michel Preud'homme   Sam 10 Fév - 1:14

Retour sur le terrain

En août 2006, après un nouveau mercato d’été agité, le Standard, sous la houlette de Johan Boskamp, successeur de Dominique D’Onofrio, rate son début de championnat. Deux points sur 12 et une élimination financièrement douloureuse au 3e tour préliminaire de la Ligue des Champions face au Steaua Bucarest (2-2 et 1-2). Le Hollandais et tout son staff sont limogés.
Le 30 août 1998, Michel Preud’homme réendosse le training de T1. Il signe un contrat jusqu’au 30 juin 2008. « Je suis dix fois plus fort que lors de mon premier passage comme entraîneur », affirme-t-il. Sous sa houlette, le Standard s’est redressé et a achevé la saison 2006-2007 à la troisième place du classement final, décrochant ainsi une qualification inespérée pour la Coupe de l’UEFA. Dommage que la fin de saison ait été ternie par un non-match et une défaite en finale de la Coupe de Belgique face au FC Bruges (1-0). Finale au cours de laquelle Preud’homme fut renvoyé dans les tribunes pour s’en être pris au 4e arbitre après un pénalty refusé au Standard.
Match pour lequel on s’interrogera sur la raison d’un bouleversement tactique en milieu de terrain en 1e mi-temps, soi-disant "pour surprendre les Brugeois"…

Promesse tenue et projet qui s'éteint

Au début de la saison 2007-2008, Michel Preud'homme déclare : "Je ne partirai pas tant que le club n'aura pas retrouvé sa grandeur. (…) La saison passée, on s'était concentré sur l'aspect sportif. J'ai parfois mordu sur ma chique, pour des retards, par exemple. Dorénavant, les horaires devront être respectés à la seconde. On veut davantage de discipline."

Perfectionnisme, rage de vaincre, audace et protection de son groupe : la recette a payé ! Sous sa houlette, le Standard a retrouvé son lustre d'antan et une crédibilité en redevenant champion de Belgique 25 ans après son dernier titre. Le 20 avril 2008, sur le coup de 22h30, Sclessin éructe de bonheur. En battant les mauves par 2 buts à zéro, l'heure du sacre a enfin sonné. "En début de championnat, ce groupe avait un projet auquel personne ne croyait, dont peu de personnes étaient d'ailleurs au courant. Pourtant, nous y sommes arrivés. Mais ce n'était pas une partie de plaisir. Ce titre, je le qualifierais même de miracle car ce n'était pas évident du tout. Cerise sur le gâteau, on l'a remporté face à Anderlecht. Mais ce plaisir-là, je le laisse aux supporters. Pour nous, honnêtement, le nom de l'adversaire importait peu. L'essentiel, c'était de concrétiser cet objectif commun, le rêve de tout un club. J'ai du mal à cacher mon bonheur. Je vais pouvoir recommencer à dormir. Les supporters du Standard ont été ridiculisés par beaucoup d'autres et je voulais leur donner ce titre pour cela aussi", déclare-t-il le soir du titre.
Un triomphe indiscutable : 22 victoires, une défaite, 11 nuls.

Le 11 mai, Preud'homme est élu par ses pairs entraîneur de l'année. Il devance Glen De Boeck (CS Bruges) et Ariel Jacobs (Anderlecht). Un prix qu'il partage avec tout son staff sur la scène d casino d'Ostende. Huit jours plus, comme il l'avait promis, il effectue un pélerinage à pied à Banneux : "Il y a trois mois, quand nous avons vu que nous pouvons être champions, l'idée d'un pélerinage à Banneux a germé dans les esprits."

Mais… Michel Preud'homme étant en fin de contrat, les supputations sur la prolongation de son séjour à Sclessin aliment le mois de mai 2008. Signera ? Signera pas ? La Gantoise lui fait les yeux doux, ainsi qu'à son staff et serait prête, selon la presse, à lui offrir 1 millions d'euros bruts par an et un contrat de deux ou trois ans. Le Standard n'en propose qu'un… conformément aux habitudes de la maison, selon la direction.

Le 26 mai 2008, Michel Preud'homme tranche : "Lorsque je suis arrrivé au Standard en 2001 à la demande de Luciano d'Onofrio, l'idée était de ramener le club à la place qu'il mérite. Je me suis investi énormément durant ces 7 années et demie passées au Standard, d'abord comme entraîneur un petit moment, puis de longues années comme directeur technique et les 2 dernières saisons comme entraîneur à nouveau. Tout le travail du club a enfin porté ses fruits cette saison. Lorsque j'ai constaté lors des négociations que le Standard proposait une année de contrat, je ne voyais aucun projet pour moi avec ce club. C'est pourquoi je pars, mais avec le sentiment que mon travail au Standard est terminé. Le club est sur les rails et peut continuer sur son élan ces prochaines années. Ces dernières semaines n'ont certainement pas été les plus faciles, même si je suis soulagé d'avoir pris ma décision. Le Standard a un noyau de jeunes joueurs qui possèdent une mentalité et un talent exceptionnels. J'espère qu'ils pourront continuer à progresser et évoluer en Ligue des Champions la saison prochaine. Je veux aussi remercier l'exceptionnel public liégeois qui a toujours été derrière le club. J'espère que chacun pourra comprendre que comme entraîneur, vous êtes parfois amené à prendre des décisions pour évoluer."

Dans un communiqué, la direction du Standard "remercie Michel Preud'homme pour le travail accompli depuis son retour au Standard successivement comme entraîneur principal, Directeur Sportif et entraîneur principal à nouveau. C’est sous sa Direction que les joueurs du Standard de Liège ont offert à notre club le titre de champion de Belgique 2007-2008."

Le lendemain, MPH signe à Gand.

L'aventure s'achève, une page est tournée.

Cliquez ici pour consulter son bilan définitif d'entraîneur


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MessageSujet: Re: Michel Preud'homme   Mer 14 Fév - 22:22

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