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 Pierre François

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Ben
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MessageSujet: Pierre François   Ven 9 Fév - 23:31

Pierre François est né le 29 décembre 1955 à Mouscron.

Il a donc 47 ans lorsque, le 1er janvier 2003, il endosse la fonction de directeur général du Standard. Chargé de cours en droit commercial aux HEC de Liège, avocat au barreau de Liège depuis 1978, il avait autrefois défendu les intérêts du Standard dans certains dossiers. Il a également assuré la présidence de la chambre exécutive francophone de l'Institut professionnel des comptables et fiscalistes agréés et fut chargé de mission du libéral Jean Gol, auprès du cabinet du ministre de la Justice. Il fut aussi secrétaire juridique de la Commission spéciale de la Chambre des représentants pour l'examen des projets de loi modifiant les lois coordonnées sur les sociétés commerciales.
C’est donc un homme au curriculum vitae en béton qui est amené à succéder à Alphonse Costantin. Avec, entre autres, pour mission de recoller des morceaux fracassés par le passage du ‘shérif’...
« Je ne suis pas là pour juger mon prédécesseur ni polémiquer mais pour rouvrir et élargir le débat avec toutes les composantes du club, dirigeants, joueurs, supporters, partenaires commerciaux et médias. Je serai à la fois un homme de bureau et de terrain », déclare-t-il au Soir du 7 janvier 2003.
Le même jour, dans La Dernière Heure, il en dit plus sur les contours de sa nouvelle fontion : « J'estime qu'en tant que directeur général, je suis un peu l'ambassadeur du Standard, et cela implique des missions et des obligations. Vous savez, les résultats sportifs ne dépendent absolument pas de moi, mais veiller à ce que le climat au sein de l'équipe et entre celle-ci et les supporters ou les médias reste serein et convivial fait partie des choses dont je peux m'occuper. Quitter le barreau ne fut pourtant pas chose aisée. C'est d'ailleurs quelque chose que je n'aurais jamais imaginé faire, et comme j'ai dû prendre ma décision très vite, j'avoue avoir passé quelques nuits difficiles récemment! En fait, une carrière telle que celle que j'embrasse était la seule capable de me faire prendre cette décision ardue. En tant qu'avocat, j'étais le conseil du Standard depuis l'époque où Michel Forêt faisait partie des sphères dirigeantes ici, et je le suis resté sous les différentes directions qui se sont succédé à la tête du club, et malgré un changement d'actionnaire principal. Si l'on a fait appel à moi, c'est, j'imagine, parce qu'on a jugé de ma compétence et de mon efficacité dans le domaine qui est le mien. Et la proposition du Standard n'était pas du genre de celles qui se refusent: le Standard, c'est quelque chose qui fait rêver beaucoup de gens, et participer à la concrétisation de cette fête, de ce rêve, est un beau métier. C'est également un métier qui devrait être aussi varié que le précédent. En tout, un cocktail captivant, et il est excitant d'ainsi changer de vie à 46 ans

Sa première visite officielle, il l’effectue d’ailleurs à l’Union belge, et comme il l’explique dans le même article du Soir : « Je n'avais rien à demander, rien à corriger en me rendant ici. En qualité de conseil du Standard, j'ai souvent fréquenté ces locaux où l'on m'a essentiellement vu exercer mon métier et défendre les intérêts du club liégeois. En rencontrant Jean-Claude Houben et Jean-Marie Philips, à défaut de Jan Peeters, absent aujourd'hui, je voulais simplement que les responsables fédéraux et de la Ligue pro découvrent l'autre facette de Pierre François, celle d'un homme désireux de collaborer et de communiquer. »
Toujours dans cette interview, il évoque l’un de ses premiers projets majeurs, l’entrée du club en Bourse. « Laissez-moi le temps d'ouvrir ce dossier. Tout ce que je sais, c'est qu'après de grosses coupes sombres, il [le club] est financièrement redevenu sain. Depuis 2 ans, il boucle même son exercice en léger boni. Nous allons lancer un ballon d'essai en Bourse, sans avoir la prétention de réussir. Mais une chose est sûre : nous ne duperons pas les éventuels candidats actionnaires. » Un projet qui ne sera pas mené à bien, mais pour des raisons qui ne lui sont nullement imputables (lire par ailleurs).

Premier bilan

Après un mois au club, le 1er février 2003, il dresse un premier bilan, toujours dans Le Soir : « Je commence à trouver mes marques et à me rendre compte qu'il y a énormément de travail à abattre. Non qu'il n'ait jamais été entrepris, mais parce que le job qui m'a été confié nécessite de rencontrer les partenaires commerciaux du club, de gérer avec la société IDE Projects le volet marketing, de s'occuper de la logistique, d'entériner les transferts. Et puis, il y a des choses qui ne se faisaient pas auparavant. Je dois être le premier directeur du Standard à avoir mis les pieds, à deux reprises, dans le local des supporters. Et j'y retournerai, le plus tard possible, après la prochaine défaite. (…) Etre directeur du Standard exige, sans jeu de mot, d'être rapide sur la balle. »
Pour lui, le Standard : « doit être l'un des ‘faire-connaître’ et des faire-valoir de la ville de Liège, et j'entends être son ambassadeur. C'est la raison pour laquelle j'ai joué en déplacement en ayant une entrevue avec son bourgmestre, Willy Demeyer. Il est essentiel que la Ville et le club puissent entretenir les meilleurs rapports, sous l'angle de la sécurité notamment. Il est temps de collaborer plutôt que de se disputer. (…) Je ne puis comprendre l'acharnement de certains à l'égard de ceux qui ont accepté d'investir au Standard, dont Louis-Dreyfus. Si ces investisseurs n'avaient pas débarqué à Liège, le Standard n'aurait peut-être pas survécu ou, à défaut, n'aurait pu entretenir les ambitions qu'il a aujourd'hui, même s'il court depuis 20 ans après le titre de champion. »

Son job, en tout cas, le passionne, comme il l’explique, toujours au Soir le 5 décembre 2003, moins d’un an après son entrée en fonction : « J’ai un contrat à durée indéterminée. Nonobstant 24 ans de barreau, c’est cette ligne sur mon CV qui me fait rencontrer le plus de monde. Je suis conscient de participer à quelque chose d’important en étant à la direction du Standard. Et je veux poursuivre mon travail le plus longtemps possible.»


Dernière édition par le Dim 6 Jan - 0:43, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Pierre François   Ven 9 Fév - 23:33

Depuis son arrivée à Sclessin, Pierre François se multiplie donc dans tous les domaines. Il serait fastidieux de tout reprendre dans ce texte. Son œuvre étant toujours en cours, nous n’allons pas tout détailler ici. Vous trouverez les traces de son action au long de la lecture de ce dossier, dans des matières telles que le sponsoring, le marketing, la billetterie, les droits tv, le repositionnement du club à Bruxelles (le Conseil d’administration de la Ligue Professionnelle le nomme vice-président le 3 septembre 2004), la défense du club, des joueurs devant les instances disciplinaires, les relations avec les supporters, etc.

Style direct

Son style et sa ténacité dans la défense des intérêts du club, parfois, agacent. Surtout ceux qui ont affaire à lui… Car s’il y met plus de forme que son prédécesseur, il est parfois très direct.
Ainsi, à propos des perquisitions opérées en 2004 au club : « Au lieu de se plaindre que ces gens ont investi à Liège depuis l’étranger, on devrait les en remercier. Je suis presque honteux d’être Liégeois. Lorsque je vois le sort que l’on réserve à ces personnes. Comment Tony Blair réagit-il aux apports de fonds dont bénéficie Chelsea ? Il remercie. En Belgique, on préfère enquiquiner. » (Foot Magazine, 2 juin 2004)

Ainsi, en 2005 encore, lorsqu’il refuse les 25 000 euros de la Ville de Liège, considérant cela comme une ‘aumône’ et qu’il s’insurge contre les informations relatives au coût du football pour la ville de Liège : « Le Standard n'est pas l'opium du peuple, mais une manière de gérer les tensions et l'énergie dans le bon sens. Et c'est plus facile au Standard que dans le Carré ! Le club participe à la dynamique d'une région. Que connaît-on de Liège en France ? Sans doute plus le Standard que l'aquarium du quai Van Beneden ! » (Le Soir, 29 octobre 2005)

Ainsi, aussi, lorsqu’il se fend d’un communiqué officiel pour défendre Dominique D’Onofrio après l’épilogue de la saison 2005-2006 : « Il convient de défendre aujourd’hui Dominique D’Onofrio à la suite des gestes humiliants que quelques supporters lui ont adressés au moment de l’envahissement du terrain. La critique des choix d’un entraîneur existera aussi longtemps que se jouera le football. Un club qui se respecte ne peut en revanche cautionner qu’un membre de son staff soit livré aux quolibets. Comme elle l’aurait fait pour l’un des joueurs ou un membre de son personnel administratif, la Direction du Standard entend manifester son soutien à Dominique D’Onofrio. »
Ou lorsqu’il déclare, alors que Michel Preud’homme se retire de l’Union belge suite à un vote de défiance, que « Le Standard n’a même pas adressé de facture à l’Union belge pour tout le travail que Michel y a effectué. » C’est lui aussi qui vire de l’enceinte du stade une équipe de la RTBF présente sur les lieux avant que ne débute la perquisition de juin 2006, ou qui affronte, seul, la vindicte populaire en août 2006.

Bref, le Standard actuel tient en Pierre François un ardent défenseur.
___________

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